19.07.2006

La classification de fonctions,outil de négociation,levier de compétences

Initialement outil de gestion et de différenciation des salaires, la lassification de fonctions devient un outil de négociation au sein desbranches d’activités et des entreprises. réalable indispensable à l’installation de la gestion par les compétences,la classification de fonctions constitue un outil syndical fficace pour lutter contre les inégalités salariales.Position du problème  On aurait pu s’attendre à ce que la valorisation actuelle descompétences de la main-d’oeuvre, qui abonde dans le sens toujours evendiqué par les syndicats, modifie le rapport de forces en leurf a v e u r. Or il semble que cela soit l’inverse. Comment est-ce ossible ? » 1 Cette question posée par Marcelle Stroobants, profes -seur à l’Université Libre de Bruxelles, est essentielle.
Cet auteur dénonce le déplacement de la négociation (des compétences) ers l’entreprise, le caractère de moins en moins collectif decette négociation et, par conséquent, son caractère de moins en moins ontrôlable par les structures syndicales ; ces dernières, étant actuellementmal armées face à l’accroissement des interventions d’experts xternes (ou consultants) dans le processus d’élaboration de classificationsde fonctions et d’évaluation2.

La question qui nous occupe est donc au coeur de la problématique elative à ce que Marcelle Stroobants appelle l’« affaiblissement syndical» face aux nouvelles demandes exprimées par les employeurs en ermes de « compétences », « qualifications », « capacités » ou encorede « qualités » des travailleurs(euses).
L’ambiguïté des notions évoquées ci-dessus n’est d’ailleurs pas  innocente » car s’il existe aujourd’hui un courant tendant à considérerles classifications de fonctions comme des modèles révolus auxquels il faudrait préférer la gestion par les compétences), lesorganisations syndicales ne disposent pas toujours de l’expertise
nécessaire pour proposer des alternatives cohérentes et replacer les emandes patronales dans un cheminement cohérent.Ces tendances se retrouvent illustrées dans le tableau présenté par arcelle Stroobants lors du séminaire « Compétences, classificationde fonctions et qualifications » organisé le 23 mars 2000 par la F.G.T.B. fédérale (voir page 156). Voilà pourquoi, nous sommes convaincus qu’il faut replacer le ébat relatif aux compétences dans une logique – voire une stratégie– syndicale en insistant sur le fait que l’élaboration d’une évaluation es emplois donnant lieu à une classification de fonctions doit constituerla condition sine qua non de la mise en place d’un quelconque ystème d’évaluation des travailleur(se)s sur la base des notions cidessusévoquées. Si cette évaluation est positive en soi lorsqu’elle est opérée à partir de systèmes clairs et prédéterminés, en fonction d’objectifs réétablis, elle devient arbitraire lorsqu’elle n’est que prétexteà critiques, voire à sanctions pouvant aller jusqu’à une diminution e la rémunération dans certaines entreprises où une partie du salaireest, par exemple, rétribuée « au mérite ».
O r, l’élaboration d’un système de classification nécessite un travail inutieusement préparé, négocié, s’opérant en étapes et – surtout –devant apparaître clairement aux yeux des travailleur(se)s grâce à la ransparence de la procédure observée. Autrement dit, une élaborationen phases est nécessaire. Pour suivre le schéma prôné par exemple par
le SETCA (Centrale des employés et cadres de la F. G . T.B.),

– phase 1 : élaboration d’une liste de fonctions ;
– phase 2 : description des fonctions via des critères sexuellement
neutres et valorisation de certaines qualifications jugées « innées » ;
– phase 3 : pondération des critères ;
– phase 4 : transposition des valeurs d’évaluation en composantes
de la rémunération.
Les chiffres sont éloquents : la dérive salariale est grande et nous onstatons aujourd’hui au niveau européen que, « toutes choseségales par ailleurs » (c’est-à-dire à profession, âge, ancienneté, nationalité, ecteur d’activité… identiques), les femmes gagnent enmoyenne 85 % du salaire de leurs collègues masculins3 & 4.
Ce constat ne porte que sur les comparaisons entre des emplois à emps plein et pose divers problèmes. Premièrement parce qu’unetelle approche correspond à celle du « travail égal, salaire égal » dont e champ est limité par la nécessité de comparer des choses comparablesen soi. Deuxièmement parce qu’elle ne tient absolument pas ompte des ségrégations horizontales et verticales du marché du travailni d’une des causes de discriminations les plus flagrantes à
l’égard des travailleurs féminins : le temps partiel.
Le raisonnement « toutes choses inégales par ailleurs … (sauf la aleur du travail) » défendu par Rachel Silvera5 permet, par contre,de mettre en évidence une mesure de la discrimination salariale très ifférente de celle habituellement développée qui favorise le « capitalhumain » et est fonction de gains ou de rentabilité6. Cette pproche se base par conséquent directement sur la notion de « salaireégal pour un travail de valeur égale » et permet de mettre en évidence
les écarts salariaux entre des emplois essentiellement féminins u masculins et ce, à travers les divers secteurs du marché du travail.Aborder le problème sous le prisme de l’égalité entre les hommes et es femmes pourrait surprendre mais il trouve sa légitimité, selon nous,dans la volonté exprimée il y a bientôt cinquante ans par l’OIT Convention n°100 sur l’égalité de rémunération entre les hommes et es femmes) et l’Union européenne (article 119 puis 141 du Traité) derésoudre les discriminations salariales entre travailleurs féminins et masculins entre autres via l’instauration de systèmes de classifications e fonctions sexuellement neutres.


Intérêt du sujet


À l’heure où mondialisation rime souvent avec individualisation les travailleurs et de leurs conditions de travail (ce qui mène à des évaluationset des sanctions – entre autres financières – arbitraires), on ote cependant un relatif enthousiasme pour le thème de l’égalité entreles hommes et les femmes. Ainsi au niveau politique peut-on dénomb
r e r : une demande d’avis adressée au Conseil National du Travail par la Ministre de l’Emploi et du Travail, les Plans d’actions nationauxpour l’emploi 1999 et 2000, les termes de l’accord interprofessionnel1999-2000, la campagne européenne « Equal Pay » menée par la C.E.S. Et au niveau sociétal : une forte tradition de dialogue social, un haut taux de syndicalisation, une centralisation des négociations salariales etc. Ceci marque, en Belgique, un certain intérêt pour l’instauration d’un système de classification analytique de fonctions qui serait élaboré entre partenaires sociaux épaulés par des experts en la matière. En effet, comme le souligne Christian Baudelot, professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Paris : « il est d’autant plus urgent de se mobiliser que le salaire est, dans nos sociétés, l’une des seules mesures objectives de reconnaissance sociale des mérites et de l’estime que porte à chacun la société dans son ensemble ».7 C’est justement pour garantir l’objectivité de cette « r e c o n n a i s s a n c e sociale des mérites » que le débat relatif aux compétences doit être « c a d e n a s s é » et précédé de celui relatif aux classifications de fonctions. Ces dernières ne représentant en aucun cas un but en soi mais bien un moyen permettant par les négociations paritaires de poser les balises nécessaires à l’objectivité de l’évaluation individuelle des travailleurs. Comme on l’a vu, il existe une réelle tendance à payer les salariés par primes individuelles, le plus généralement « au mérite », échappant par la même occasion à tout contrôle syndical. Le rapport de la Banque nationale de Belgique 19998 souligne l’actuelle modification des salaires et par conséquent des coûts salariaux : l’ensemble des augmentations payées sous la forme de primes uniques, les augmentations accordées par les entreprises au-delà des adaptations conventionnellessectorielles, etc. représentent environ 1 % de la masse salarialepour 1999. C’est dire à quel point cette dérive salariale, appeléeaussi « wage drift » est grande.

15.07.2006

Au bureau, êtes-vous plutôt Tintin, Milou ou Haddock ?

ENQUÊTE. Une méthode québécoise analyse nos comportements professionnels à la lumière des personnages d'Hergé. But affiché : renforcer la cohésion et l'efficacité des équipes.

Au bureau, qui, parmi vos collaborateurs et collègues, pourrait être Tintin, Milou, Haddock, Dupond et Dupont ou Tournesol ? Loin d'être fantaisiste, cette question vise à optimiser les relations au sein de votre entreprise. Explications. « En fonction de leur dominance, les membres d'une équipe ont plus ou moins d'affinités ou de difficultés à travailler ensemble », relève Renée Rivest, fondatrice de la méthodologie ReGain MC (1). Véritable success story au Québec, cette formation permet aux participants d'apprendre à travailler ensemble, en contribuant, chacun à sa manière, selon ses valeurs et dans le respect des différences d'autrui, au projet de l'entreprise. La méthode répond aux besoins de l'époque, d'après Renée Rivest : « A l'heure de la performance, de l'interchangeabilité des salariés, les gens ont envie de contribuer à leur façon à l'entreprise, en montrant leur propre personnalité, souvent riche et multiple. Du coup, ils cherchent un modèle positif de collaboration. » Lors des formations, « nous découvrons que nous avons tous en nous un peu des cinq personnages, qui se manifestent au gré des situations de la journée, des événements, des changements, des interlocuteurs », observe Pierre Leroutier, président de Gereso, organisme de formation, conseil et édition qui propose la méthode ReGain MC en France. Le profil idéal du manager ? « Il n'existe pas. Le patron est quelqu'un de mature, qui sait s'entourer et manager ses équipes. Même s'il est vrai que l'on retrouve beaucoup de Tintin ascendant Milou », ajoute Renée Rivest. Et si vous écriviez au quotidien et en réel « Tintin au pays de l'entreprise » ?

(1) ReGain MC a déjà séduit plus de 80 000 personnes au Québec, en Europe et ailleurs (www.groupe-regain.com). La méthode devrait être prochainement éditée en France. Pour l'heure, elle est distribuée via Gereso (www.gereso.com).

TINTIN : BESOIN D'INTÉGRITÉ ET DE FAIRE ÉVOLUER LES PROJETS

Comment les reconnaît-on au travail ?

Tintin, c'est le côté de nous qui a besoin de comprendre le sens des choses et d'être intègre. Il nous amène à remettre en question l'ordre établi et à rechercher des solutions pour permettre aux situations et/ou aux gens d'évoluer. Les personnes à dominance Tintin ont besoin de vivre en cohérence avec leurs valeurs. Leurs questions fétiches : « Quelle est la valeur ajoutée ? Quel est le sens ? » Elles se donnent à fond si elles croient au projet. Elles s'entourent de personnes aux valeurs similaires et dont la collaboration est constructive. Elles détestent les critiques stériles et s'attachent à rechercher des solutions constructives. Elles ont horreur de travailler le nez dans le guidon et préfèrent garder une vue d'ensemble du dossier afin d'en évaluer la progression. Dans une équipe, lors de prises de décisions importantes, il est stratégique de questionner ces personnes afin de valider la congruence des actions prises.

Ce qui les stresse

Rien de pire pour les mettre sous pression que de ne plus croire à ce qu'elles font. Elles stressent aussi si elles sont entourées de personnes incohérentes ou si elles sont contraintes de vivre des situations contraires à leurs valeurs. Travailleuses engagées, elles peuvent se sentir déchirées entre leur job, leur famille et leurs amis.

Ce qui peut coincer

Très impliquées dans leur projet, elles sont sujettes au burn-out ! Par leur besoin de cohérence, elles sont parfois critiques vis-à-vis d'elles-mêmes et de leur entourage. Mues par la quête de sens, elles peuvent vivre de profondes et déstabilisantes remises en question, surtout si elles ne trouvent pas de réponse.


MILOU : BESOIN DE BIEN JOUER SON RÔLE, DE RÉALISER SES PROJETS

Comment les reconnaît-on au travail ?

Milou, c'est cette partie de nous qui cherche à bien jouer son rôle et à réaliser ce qui est planifié, celle qui est sage, prudente, pragmatique et vigilante. Notre côté Milou nous invite à prendre du recul et à voir les choses avec objectivité. Les personnes à dominance Milou sont calmes et discrètes. Elles sont rarement les premières à prendre la parole et ne s'expriment que si elles le jugent nécessaire. Il est donc important d'aller chercher leur avis. Elles aiment assumer un rôle de soutien dans lequel elles organisent, font les suivis nécessaires en cas de difficulté. Elles possèdent un bon esprit d'analyse. C'est un atout quand on dispose de temps. Mais, en période d'urgence, elles vont hésiter, préférer la réflexion à l'action. Il est conseillé de leur fournir des données précises et du temps pour réfléchir. Elles seront ainsi plus efficaces. Elles aiment connaître les paramètres de leur rôle. Dans une réunion, elles posent des questions structurantes : qui, quand, comment, combien... Elles sont équitables. Elles apprécient un environnement normé, détestent déroger aux règles et sont horripilées par les traitements de faveur. Elles remettent rarement un projet en question, sauf s'il est irréaliste.

Ce qui les stresse

Les changements non planifiés, les situations émotionnelles, le manque de temps et l'imprécision dans les rôles, les objectifs, ne pas être impliquées dans les décisions qui ont un impact sur leur travail.

Ce qui peut coincer

Il arrive que le besoin de prudence paralyse les grands Milou au point qu'ils choisissent la sécurité plutôt que le risque, ce qui les fait passer à côté d'opportunités. Si leur besoin de structure n'est pas comblé, la situation peut devenir un cauchemar.


CAPITAINE HADDOCK : BESOIN DE DONNER SON MAXIMUM, DE S'EXPRIMER SPONTANÉMENT

Comment les reconnaît-on au travail ?

Haddock, c'est le côté de nous qui a besoin de passer vite à l'action, de donner son maximum. Quand les personnes à dominance Haddock s'engagent dans un projet, elles se donnent à 110 %. Capables d'amour inconditionnel, elles peuvent aussi détester leur ennemi. Elles n'accordent pas facilement leur confiance. Elles apprécient les mandats pouvant se réaliser à court terme. Elles disent en général tout ce qu'elles pensent, et tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Déterminées, souhaitant obtenir des résultats rapidement, elles deviennent parfois colériques si elles n'obtiennent pas les résultats escomptés.

Ce qui les stresse

L'échec, l'inertie, l'incompétence, le manque de latitude, côtoyer des personnes qui ont un rythme plus lent que le leur, les non-dits. Elles sont sous pression lorsqu'on les ignore, quand elles craignent de perdre la face ou de ne pas pouvoir tenir leurs engagements.

Ce qui peut coincer

La spontanéité des grands Haddock peut, involontairement, blesser ou causer des malentendus. Leur haut degré d'exigence peut les rendre très critiques, grincheux. Parfois expéditifs, ils peuvent se révéler fermés aux personnes qu'ils n'estiment pas.


PROFESSEUR TOURNESOL : BESOIN D'ALLER AU BOUT DE SES PASSIONS

Comment les reconnaît-on au travail ?

Tournesol, c'est le côté de nous qui a un besoin profond de liberté, de faire les choses à sa façon. Les personnes à dominance Tournesol sont autonomes, indépendantes et peu influençables. En manque de liberté, elles ont l'impression d'étouffer. Elles ont souvent l'air calme et détendu, comme si rien ne les stressait vraiment. Elles pratiquent l'écoute sélective afin de nourrir leur besoin de tranquillité. Elles développent une méthode de travail bien à elles. Même si leur environnement semble parfois être en bazar, c'est un bazar organisé. Elles s'adonnent à leurs passions totalement, en parlent avec volubilité et sont souvent perfectionnistes. Curieuses, elles possèdent un bon esprit de recherche.

Ce qui les stresse

Se sentir brimées dans leur liberté, dans leur espace de travail. S'apercevoir qu'on utilise leurs idées sans leur autorisation. Ne pas avoir accès à des informations à jour ou à des outils de pointe. Ne pas avoir assez de temps pour développer leur expertise ou perdre la face dans leur rôle d'expert.

Ce qui peut coincer

Les grands Tournesol se coupent facilement de ce qu'ils aiment le moins : cela peut les conduire à ajourner un travail ou à s'isoler. Ils sont à l'écoute de leurs besoins et peuvent râler si on leur demande quelque chose d'urgent qui leur ferait rater un cours de yoga. Leur écoute sélective peut les faire passer à côté d'une information. Leur volonté de travailler à leur façon déclenche parfois des frustrations chez leurs collègues.


DUPOND ET DUPONT : BESOIN DE CRÉER L'HARMONIE AUTOUR DE SOI

Comment les reconnaît-on au travail ?

Les Dupondt, c'est notre côté coeur, celui qui se réjouit lorsqu'il réussit à créer de l'harmonie autour de lui. Souriantes et aimables, les personnes à dominance Dupondt se préoccupent du bien-être de l'entourage. Elles ne s'ouvrent cependant pas spontanément à tout le monde et préfèrent écouter plutôt que parler d'elles. Elles identifient en un rien de temps les sources de conflits relationnels. Excellents collaborateurs, elles peuvent offrir de l'aide à un collègue épuisé. Elles respectent les personnes en situation d'autorité et les règles établies. Elles n'aiment pas le conflit. Et sitôt qu'il est réglé, elles cherchent à rétablir l'harmonie, ce qui en fait d'excellents conseillers relationnels.

Ce qui les stresse

Déplaire, faire de la peine, dire non, mettre des limites, prendre des décisions qui risquent de créer des tensions, perdre des relations, que l'on fasse preuve d'indifférence à leur égard.

Ce qui peut coincer

Leur difficulté à dire non peut générer des conflits. Elles se laissent facilement influencer, par désir de s'adapter à l'autre.


POINT DE VUE

« Je suis Tournesol, ascendant Haddock, et j'en suis fière ! »

STEPHANIE AUBESPIN, chargée de développement RH, Accenture

J'ai été séduite par la méthode ReGain, que j'ai découverte via l'organisme Gereso, en juin 2004. A l'époque, j'étais chargée de la mobilité internationale chez Accenture, et les trois jours de formation intitulés « Relations interculturelles en milieu professionnel » m'ont permis de mieux appréhender les relations avec les personnes de différentes nationalités avec lesquelles je travaillais. J'y ai gagné une approche plus directe et efficace. Par ailleurs, j'ai établi mon profil : je suis dominante Tournesol, ascendant Haddock. Cela me correspond : besoin d'autonomie, passionnée, efficace dans l'urgence, déterminée, caractère franc et entier. Depuis cette formation, je comprends mieux les réactions de certains de mes interlocuteurs et j'essaie dans la mesure du possible de nuancer mes jugements.


L'association de personnalités semblables se révèle souvent explosive

Tintin rencontre Tintin : s'ils partagent les mêmes valeurs et le même idéal, ils possèdent alors un pouvoir de mobilisation puissant. Et tout ira bien. Dans le cas contraire, risques de prises de bec et débats de fond à prévoir.

Milou rencontre Milou : ils vont bien fonctionner ensemble si leurs rôles respectifs sont clairement définis. En cas de mésentente, guerre des rôles et compétition territoriale à prévoir.

Haddock rencontre Haddock : deux Haddock ont une grande facilité à travailler ensemble. Ils se trouvent efficaces tant dans l'action que dans la communication. Pour que cette complicité soit possible, il faut absolument qu'ils s'estiment. Sinon, la situation risque de devenir explosive.

Dupondt rencontre Dupondt : ces personnes s'entendent bien entre elles. Si elles sentent que la relation est chaleureuse et naturelle, tout devient possible. Dans le cas contraire, la relation peut devenir problématique.

Tournesol rencontre Tournesol : s'ils se respectent mutuellement dans leurs champs de compétence, et peuvent apprendre l'un de l'autre, ils vivront une belle complicité. Dans le cas contraire, ils vont s'ignorer ou entrer en compétition.


La combinaison de profils différents compose des binômes efficaces

Haddock-Milou : les Haddock trouvent souvent les Milou trop prudents, trop lents. Cependant, quand ils découvrent leur richesse, ils savent se laisser influencer par eux. Force de la combinaison : se dépasser dans l'action de façon stratégique et structurée.

Haddock-Tournesol : les Haddock peuvent être exaspérés par les lunatiques Tournesol. D'autant qu'ils savent qu'ils ne les influenceront pas facilement. Une zone de respect peut s'installer entre eux. Force de la combinaison : passer à l'action avec efficacité, expertise et créativité.

Dupondt-Haddock : les Dupondt se laissent souvent impressionner par le côté brusque des Haddock. Aussi doivent-ils bien se rappeler l'intention positive qui fait agir les Haddock. De leur côté, les Haddock ne sont pas à l'aise avec le côté sensible des Dupondt. Mais, une fois le contact d'estime établi, une belle relation est possible. Force de la combinaison : une collaboration efficace, chaleureuse et authentique.

Dupondt-Tournesol : les Dupondt se sentent parfois ignorés par les Tournesol. S'ils diminuent leurs attentes relationnelles envers les Tournesol, ils fonctionneront bien ensemble. Force de la combinaison : être en relation avec les autres tout en respectant ses propres besoins.


QUI ÊTES-VOUS ?

DÉCOUVREZ VOTRE PERSONNAGE DOMINANT ET VOTRE ASCENDANT

Déterminez en un clin d'oeil votre profil. Le mini-questionnaire suivant porte sur la manière dont vous prenez une décision.

Entourez la lettre correspondant à l'énoncé qui décrit le mieux votre façon de procéder.

Faites ensuite un second choix : entourez une autre lettre.

Je prends le temps de réfléchir avant d'agir. J'amasse des données que je juge pertinentes et je prends le temps de les analyser. A

J'ai un style plutôt directif. Je sais habituellement ce que je veux et je passe rapidement à l'action une fois que j'ai arrêté mon idée. Pour moi, décider est synonyme d'agir. B

J'aime décider par consensus. Selon moi, j'augmente ainsi mes chances de succès. Je suis à l'aise lorsqu'une décision reçoit l'approbation sinon de tous, du moins d'une large majorité. C

Je prends facilement des décisions lorsque la situation me concerne. Les critères sur lesquels je me base correspondent souvent à mes propres champs d'intérêt. Je pense que mes décisions vont de soi, je ressens peu le besoin d'expliquer ce qui me motive et je me fais habituellement une opinion par moi-même. D

Je vais à l'essentiel. Je prends des décisions assez facilement lorsque je crois au projet ou à ce qui est à faire. Si quelqu'un s'oppose à mes décisions, je vais l'écouter et le questionner afin de trouver une solution qui rallie le groupe sans toutefois aller à l'encontre de mes valeurs. E

Réponse : Votre premier choix correspond à votre dominance. Le second indique votre ascendant. Par exemple, vous avez entouré d'abord la lettre A, puis la lettre C : vous avez une dominance Tintin, et un ascendant Haddock. La dominance montre votre intention quand vous prenez une décision, l'ascendant, dans quelles conditions vous souhaitez la prendre.


À CHACUN SA FAÇON DE TRAVAILLER

Tintin veut faire évoluer les choses. Il agit en cohérence avec ses propres valeurs et celles véhiculées par l'organisation.

- Milou obéit aux priorités de l'organisation. Ses décisions sont réfléchies et respectent le rôle de chacun.

- Haddock veut des résultats concrets de façon efficace et authentique.

- Dupondt cherche le consensus. Il tient compte des besoins et de la réalité des personnes touchées par ses décisions.

- Tournesol choisit les solutions qui aiguisent son intérêt et mobilisent ses compétences tout en tenant compte de son besoin de liberté et de qualité.

 

19.02.2006

Moovement lance son manifeste des blogs RH

Via Richard. Moovement publie un manifeste des blogs RH : un document synthétique bien écrit à destination des fonctions RH des entreprises. 15 règles pour bien utiliser les blogs dans ce contexte et mieux communiquer auprès des candidats. Une belle initiative. Pour recevoir le document, rendez-vous sur le blog de moovement.

08.02.2006

Pourquoi les entreprises marocaines ne font pas confiance aux jeunes diplômés ???

Depuis octobre, j’enchaîne les entretiens qui ne débouchent sur rien. A chaque fois, c’est la même chose. On admire mon parcours, on me félicite mais au final je ne suis pas recrutée. Pourquoi ???  Parce que je n’ai pas l’expérience requise.

C’est quoi cette mentalité, on est jeune, mais on n’est pas stupide. On est capable de traiter des commandes, gérer un stock, contacter des fournisseurs, etc. Il faut vraiment que les entreprises marocaines changent de mentalités. Ce n’est pas parce qu’on n’a jamais fait une mission qu’on n’est pas capable de le faire. Si personne ne nous donne notre chance, les choses ne vont pas s’améliorer.

En ce moment on parle beaucoup de l’immigration choisie. On veut attirer des travailleurs qualifiés, des créateurs d’entreprises, des chercheurs, des professeurs d’université et les meilleurs étudiants étrangers. C’est une idée mais ce qui sera encore mieux c’est de trouver un moyen pour retenir ces milliers de jeunes diplômés qui sont obligés de quitter le Maroc faute d’avoir un travail.

 

 

12.10.2005

Sites Cabinets de Recrutement et d'Intérim au maroc

03.05.2005

Forme du Contrat de Travail au Maroc


 

Forme du Contrat

Selon l'article 16 du code du travail, il existe trois formes de contrat :

·          le contrat à durée indéterminée (CDI) ;

·          le contrat à durée déterminée (CDD) ;

·          le contrat pour accomplir un travail déterminé.

 

Le contrat à durée indéterminée

Le CDI comme son nom l’indique est un contrat conclu entre l’employeur et le salarié sans limitation de durée.

Au même titre que le CDD, il ne nécessite pas spécialement un écrit, en fait l’accort peut très bien être verbal ou encore même tacite.

Le contenu du contrat de travail permet de préciser les points essentiels de la relation de travail et aucune clause n’est vraiment nécessaire à la validité du contrat.

 

Le contrat à durée déterminée

D'abord une précision importante : l'écrit n'est pas obligatoire. Il constitue un moyen de preuve parmi d'autres au même titre que le témoignage de collègues ou même de l'épicier du coin ou du gardien de voitures qui vous voient arriver au travail régulièrement.

Cependant, si le contrat est écrit, il doit être établi en double exemplaire. Il doit être obligatoirement signé et légalisé par les deux parties (employeur/employé). Une copie doit être communiquée au salarié.

 

Le recours au CDD est limité aux cas suivants :

·          remplacement d'un salarié dont le contrat est suspendu pour cause de congé, maladie..., sauf la grève;

·          accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise ;

·          si le travail a un caractère saisonnier (station d'emballage de fruits par exemple)

·          Toutefois, et à titre exceptionnel, le CDD peut être conclu pour une durée d'une année renouvelable une fois. Et ce, dans le cas d'ouverture d'une entreprise, d'un établissement ou du lancement d'un nouveau produit.

 

Le contrat pour accomplir un travail déterminé

Il s'agit d'un contrat qui dure le temps d'un projet, la construction d'un barrage par exemple. Il prend fin avec la fin du projet.

 

Les principales clauses du contrat de travail :

·          La date d’embauche

·          La rémunération

·          Le lieu de travail

·          Les horaires de travail

·          L’intitulé du poste

20.04.2005

Informations Pratiques sur le Droit du Travail au Maroc

  • Jours fériés : 12 au total sur l’année
  • Durée du travail : Article 184 de la loi n° 65-99, relative au code du travail, promulguée par le Dahir n° 1-03-194 du 11 septembre 2003 ( BO n° 5210 du 6 mai 2004)

    Durée/ activité

    Durée annuelle

    Durée hebdomadaire

    Activité non agricole

    2288 heures

    44 heures

    Ne dépassant pas 10 heures par jour sauf dérogations légales.

    Activité agricole

    2496 heures

    Variable selon les nécessités des cultures. Déterminée par l'autorité gouvernementale compétente.

  • Congés payés : Articles 231, 232, 236, 238 de la loi n° 65-99, relative au code du travail, promulguée par le Dahir n° 1-03-194 du 11 septembre 2003 ( BO n° 5210 du 6 mai 2004).

Bénéficiaires

Conditions

Durée du congé

Salariés âgés de moins de 18 ans

- Travail dans la même entreprise ou chez le même employeur.
- Pendant 6 mois de service continu.

2 jours par mois

de travail effectif *.

Salariés âgés de plus de 18 ans

Un jour et demi par mois de travail effectif*.

La durée du congé annuel légal est augmentée à raison d'un jour et demi ouvrable par période entière, continue ou non, de 5 années de service. Sans que cette augmentation puisse porter la durée totale du congé à plus de 30 jours de travail effectif.

Salaire minimum : Les dispositions applicables à partir du 1er juillet 2004 sont les suivantes concernant le salaire minimum des ouvriers et employés dans les secteurs de l'industrie, du commerce, des professions libérales et de l'agriculture. (Décret n° 2-04-421 du 15 rabii II 1425 (4 juin 2004)), (publié au B.O. n° 5219 du 7 juin 2004 – 18 rabii II 1425, édition générale en langue arabe).

Secteur d'activité

Salaire minimum

. Industriel,
. Commercial,
. Professions libérales

Taux horaire

: 9.66 dirhams

. Agricole

Taux journalier

: 50 dirhams

20.03.2005

La période d'essai au Maroc

 

Définition

C'est la période durant laquelle le salarié et l'employeur peuvent mettre fin au contrat de travail. Si le salarié effectue au moins une semaine de travail, un préavis s'impose :

  • deux jours pour les non mensuels ;
  • huit jours pour les mensuels ;
  • huit jours, à la fin de la période d'essai.

 

La durée de la période d’essai

Elle est définie selon le type de contrat. Dans le cas d'un CDI, la période d'essai est renouvelable une seule fois. Elle est de :

  • 3 mois pour les cadres et assimilés ;
  • 1 mois et demi pour les employés ;
  • 15 jours pour les ouvriers.

Dans le cas d'un CDD, la durée de la période d'essai est de :

  • un jour par semaine pour les contrats de moins de 6 mois, sans dépasser deux semaines ;
  • un mois dans le cas des contrats de plus de 6 mois.

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18.12.2004

Le nouveau code de travail 2004