06.09.2006

Pub de la semaine..

27.07.2006

Les emballages qui agissent et réfléchissent pour nous

L’emballage joue un rôle incontournable dans la chaîne de fabrication qui relie le produit brut au consommateur final. Derrière la notion d’emballage, on sous-entend souvent l’étiquetage, le packaging et le conditionnement. Destiné à protéger et informer le consommateur sur le contenu, l’emballage remplit d’autres fonctions comme le marketing, la logistique et la traçabilité. La demande d’information toujours plus forte de la part des consommateurs a poussé le secteur à évoluer vers la création d’emballages actifs et intelligents.

L’emballage, un marché dynamique

En 2003, le secteur de l’emballage atteignait une production de plus de 12 millions de tonnes, dont l’essentiel concerne le papier-carton (33%), le plastique (31%) et le verre (14%). Le chiffre d’affaires se réalise aux deux tiers dans le secteur agroalimentaire, suivi par la pharmacie et les cosmétiques (12 %).

 

L’emballage représente le seul lien entre le producteur et le consommateur. Il doit donc répondre aux :
-   exigences réglementaires
-   objectifs commerciaux,
-   contraintes en matière de sécurité et d’hygiène,
-   obligations de suivi et d’identification de la matière.

Aujourd’hui, le règlement CE 1935/2004 relatif aux objets et matériaux destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires et qui remplace la Directive 89/109/CEE "Contact alimentaire", reprend les mêmes principes de traçabilité que le règlement CE 178/2002. Ainsi, les entreprises du secteur doivent être en mesure d’identifier la provenance des matériaux et des substances utilisées pour la fabrication de leurs produits.

Vers des emballages actifs et intelligents...

Les progrès technologiques ont permis aux industries agro-alimentaires de développer des solutions « actives » en matière d’emballage, permettant de maintenir la qualité de la denrée alimentaire et d’allonger sa durée de conservation. On les appelle " emballages actifs & intelligents ". Il s’agit de faire interagir l’emballage et son contenu.

L’emballage dit " actif " modifie les conditions d’un produit alimentaire conditionné en vue d’étendre sa durée de conservation ou d’améliorer les aspects de sécurité alimentaire ou de qualité organoleptique/sensorielle, sans dénaturer la qualité du produit.

L’emballage dit "intelligent" surveille et contrôle l’évolution des conditions dans lesquelles un produit alimentaire a été emballé, en donnant des informations sur la qualité du produit pendant toutes les étapes de transport et stockage précédant sa consommation.

Ainsi, on voit apparaître des solutions comme les nanotechnologies (technique qui réduit et manipule les éléments à l’échelle moléculaire), ou les indicateurs chromatiques. Les exigences de la traçabilité accélèrent également le développement de technologies comme les étiquettes à identification radio RFID (Radio Frequency Identification).

En outre, des travaux menés au niveau européen dans le cadre du programme FAIR-CT98-4170 ACTIPAK, ont permis d’évaluer l’impact, l’efficacité et l’acceptation de ces emballages sur le marché des produits agroalimentaires. Il s’avère d’après les résultats obtenus que l’intégration de ces emballages actifs et intelligents arrivera sur le marché de la consommation en douceur. En effet, il faut laisser le temps nécessaire pour que la législation européenne s’adapte et pour aussi que le consommateur les accepte.

Finalement, contrairement au schéma classique de la traçabilité , chaque acteur (producteurs, transformateurs, transporteurs, distributeurs, consommateurs) participe désormais au suivi des produits alimentaires grâce aux emballages actifs et intelligents. Cette innovation démontre le rôle actif que peut jouer le consommateur. Ainsi, aujourd’hui la traçabilité des emballages continuent à évoluer vers une autre préoccupation : le recyclage.

 

 

18.07.2006

Marketing : six leçons pour séduire les hommes

Le cadre supérieur en costume-cravate ne fait plus rêver. Aujourd'hui, pour vendre aux consommateurs mâles, il faut utiliser des arguments beaucoup plus nuancés. Petit aperçu en images.

Quels discours publicitaires tenir à l'homme de 2006 ? « L'homme vit une vraie révolution ! » estime Christian Robin. Pour le directeur du nouveau mensuel Robin, le masculin sensible , les transformations prennent racine dans un double désenchantement. Par rapport à la sphère professionnelle, jugée trop cruelle. Et par rapport à la politique, jugée incapable de changer le monde. Du coup, le nouvel homme se replie vers son foyer, ses amis, ses voisins et s'ouvre... à lui-même. Le mâle fait des régimes, va chez le psy, achète des cosmétiques et de la lingerie, assiste aux échographies de ses rejetons et se préoccupe de l'environnement. Il est loin le temps où le discours publicitaire mettait en scène une certaine idée de la réussite en costard-cravate, agenda surchargé. Voici venir le règne de l'homme complet, doué de raison et d'émotions. Symptomatique, les formes évoluent. « Les publicités actuelles évoquent la densité et évitent la transparence qui prévalait jusque-là », estime Vincent Grégoire, directeur du département Art de vivre chez Nelly Rodi. « L'archétype du self-made-man a disparu. L'homme nouveau est hybride : barbare et sensible », ajoute Patrick Ochs, senior partner chez Methos Conseil et auteur d'une étude sur le sujet (1). Viril et doux, aventurier barbu et gentleman bien rasé... George Clooney serait l'icône du fameux « übersexuel » concocté par des marketeurs malins.

L'Entreprise a traqué pour vous les dernières tendances publicitaires et les discours les plus neufs. Incontournable pour cibler juste. Comme l'annonce Peugeot dans sa publicité télévisée pour le coupé 407, « les hommes sont de retour ».

Dites-lui qu'il peut être lui-même

Pour parler à une cible masculine, il faut éviter le cliché de l'homme pressé en costume-cravate typique des années 1980, qui ne fait plus rêver. Il est même « has been ». Par ailleurs, le pouvoir pour le pouvoir n'est plus un idéal et les objets qui le symbolisaient - cigare, grosse cylindrée, montre de luxe - ne peuvent plus être présentés comme des attributs de la réussite sociale. L'ostentation n'est plus de mise. Elle est même vulgaire.
« Aujourd'hui, l'image de l'autorité, du patriarche disparaît au profit du courage d'être soi », observe Patrick Ochs, senior partner chez Methos Conseil. On a vraiment réussi lorsqu'on peut s'offrir l'aventure, l'autonomie, la liberté. En jeans, blouson beige et col de chemise ouvert, Richard Branson, président de Virgin, l'affirme haut et fort dans une pub pour Samsonite : « Pour moi, les affaires, ce n'est pas porter un beau costume et faire plaisir à des actionnaires. C'est rester soi-même... » Qu'on se le dise !

Faites-le rêver à d'autres vies

Le travail ne fait plus vendre. Il n'est plus le seul vecteur d'identité ni la seule façon d'exister socialement. Charismatique, autonome et hédoniste, l'homme moderne tire sa puissance sereine non d'un labeur acharné mais de mille centres d'intérêt et de passions, dont le travail n'est qu'un élément parmi d'autres. L'homme a aussi une vie spirituelle, comme le manager qui médite face à la mer pour la carte Grand Voyageur de la SNCF. Il vit une vraie aventure, comme cet Indiana Jones-businessman qui traverse en radeau avec son Nissan X-Trail un fleuve bordé d'immeubles de bureaux.
 
 

 



Encouragez-le à se faire beau, pour se plaire et pour plaire

Il n'y a pas si longtemps, parler cosmétiques, lingerie et diététique à une cible masculine relevait de l'hérésie. Des histoires de bonnes femmes ! Tout a changé. « Désormais, l'homme a le droit de prendre soin de lui pour son plaisir », constate Isabelle Pollet, chef de produit marketing, spécialisée homme et enfant, chez Carlin International. Pour ses crèmes, Clarins Men montre trois hommes d'âge différent, épanouis, sains, un brin d'herbe à la bouche. Avec la lingerie Aubade, l'homme a lui aussi le droit de faire son numéro de séduction en petite tenue. Et, avec Brossard/Weight Watcher, il peut maigrir grâce aux « savoureux » biscuits de régime.

 

 

 

Dites-lui que la guerre des sexes est finie

Fini le vieil antagonisme homme-femme et les rapports de force ! L'époque actuelle est à la réconciliation des sexes, à une sereine complémentarité et à l'estime réciproque entre Mars et Vénus. « Aujourd'hui, la rivalité tend à s'estomper, chacun prend ses marques », constate Patrick Ochs (Methos Conseil). Pour son parfum Gaultier 2 conçu « pour l'un comme l'autre », Jean-Paul Gaultier choisit un harmonieux et aérien ballet entre un couple de danseurs légèrement éthérés. 



Flattez sa fibre paternelle

L'image du bon père de famille flatte la cible masculine. « La nouveauté, c'est de le présenter comme garant de la sauvegarde des valeurs, comme le respect », relève Isabelle Pollet (Carlin International). L'homme d'aujourd'hui n'est plus dans la posture du père tout-puissant, qui assène des leçons de morale, mais plutôt dans un processus de partage des connaissances. Le jeune papa de la publicité Toyota l'assure sans détour : « Dans mon rôle de formateur auprès de jeunes gens, j'obtiens le respect en... échangeant avec eux des connaissances... »
 
 



Valorisez ses capacités émotionnelles et sa sensibilité

Misez sur l'intime, le sensoriel, les émotions. Désormais, « l'homme existe dans sa globalité, plus complet, plus nuancé », observe Françoise Hernaez-Fourrier, directrice des études chez TNS Media Intelligence- pôle créations publicitaires (1). Le ténébreux mal rasé de Harley Davidson verse une larme à la vue de la belle mécanique mais la cache pudiquement derrière ses lunettes, tandis que Prada met l'accent sur la sensualité avec son mannequin qui porte une veste à même la peau. Dans la publicité Jules, la tendresse de l'homme pour l'élue de son coeur est mise en scène avec simplicité, accompagnée de la petite phrase : « Il paraît que les hommes sont machos... (il paraît) » qui fait également écho à la réconciliation des sexes.

(1) Nouvelle édition de l'étude « Nouveaux repères de la beauté masculine », premier trimestre 2006.
 



Soyez dans le ton

 

> Le ton "In" :

- L'humour

- La complexité

- La subtilité

- La vie en dehors du bureau

- Le plaisir de se faire beau


> Les tendances "out" 

- Le patriarche autoritaire

- La vulgarité

- Le côté « gros balourd »

- Le cadre workaholic

- Le machisme

"Notre pub mise sur l'humour et le high-tech"

« Quand j'ai démarré dans les cosmétiques, au début des années 1990, on ne parlait pas beauté. On "luttait contre l'âge". En fait, on terrorisait l'homme. Pour être crédible dans son job, il fallait une hygiène irréprochable. Le discours était passe-partout, tristounet et presque honteux. Aujourd'hui, la situation a évolué. L'homme doit être beau, avoir des pectoraux et le ventre plat, non plus pour sa carrière mais pour lui-même.
Chez Nickel, la société que j'ai créée en 1996, spécialisée dans les cosmétiques pour hommes, j'ai misé dès le départ sur l'humour. J'ai baptisé mes produits "Lendemain de fête" ou "Bonne gueule". Notre discours publicitaire actuel devient plus scientifique et technique. On montre, par exemple, des visages en 3D, sur fond gris métallisé. Face à une concurrence pointue et high-tech, comme celle de Shiseido, nous devons mettre l'accent sur le sérieux de nos gammes. »

 

 

 


 


 


 

 

 

16.07.2006

Le marché du manga et les opportunités à saisir

Nippon-Export, comme son nom l'indique, vous propose l'export direct depuis le Japon de produits japonais. Pour les amateurs avisés et les acheteurs réguliers, l'import direct du Japon est souvent le plus économique. Consultez les bonnes raisons d'utiliser Nippon-Export pour en savoir plus. Nous proposons des prix avantageux et des tarifs d'expédition raisonnables.

ils peuvent vous fournir en CDs et livres d'occasion. Envoyez-nous par mail votre liste d'articles désirés avec leur références et nous vous indiquerons (sans engagement pour vous) les disponibilités et les prix. Du côté du neuf : CDs, livres, jeux et goodies sont disponibles en version japonaise.

Les articles présentés sur ce site ne sont qu'une petite partie de ce qu'il est possible de fournir, mise en ligne à la demande de nos clients. N'hésitez pas à nous contacter pour toute question concernant des produits publiés au Japon. Nous pouvons certainement vous les proposer, neufs ou d'occasion. Nous vous répondrons et vous renseignerons volontiers.

Pour davantage d'informations consultez la rubrique FAQ (Questions & Réponses).

Derniers DVD
Berryz Kôbô - DVD : Single V Clips 2
Berryz Kôbô - DVD : Single V Clips 2
2940 ¥
Berryz Kôbô - DVD : Jiriri kiteru
Berryz Kôbô - DVD : Jiriri kiteru
1575 ¥
Berryz Kôbô - DVD : Concert Tour 2006 Spring ~Nyoki Nyoki Champion !~
Berryz Kôbô - DVD : Concert Tour 2006 Spring ~Nyoki Nyoki Champion !~
3990 ¥
Berryz Kôbô - DVD : Waratchaô yo Boyfriend
Berryz Kôbô - DVD : Waratchaô yo Boyfriend
1575 ¥
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 06
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 06
6090 ¥
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 07
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 07
6090 ¥
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 05
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 05
6090 ¥
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 04
Ojamajo Doremi Naisho - DVD : Vol. 04
6090 ¥

 


 

Mais ...


 --Qu'est-ce qu'un manga ?--

On appelle manga (« image dérisoire »), la BD japonaise. Le mot a été arbitrairement doté du genre masculin en France. Au Japon, il fait partie intégrante de la vie quotidienne.

S’intéressant à tous les sujets, depuis le conte pour enfant jusqu’à la gestion d’entreprise en passant par la cuisine, il n’a de limite que l’imagination des mangaka et les préférences du public. En général, il est pré-publié dans de gros magazines, bon marché, de plus de 300 pages. Ces hebdomadaires ou mensuels, regroupant 15 à 20 histoires, sont destinés à être jetés. Une carte-réponse permet au lecteur de donner son avis et une série plébiscitée peut s’allonger sur des milliers de pages. Lorsqu’un titre plait, il est réédité en volumes de poche. Il est rare de trouver des manga en couleurs : il est conçu en noir et blanc avec des trames “grisées”. Le sens de lecture japonais est inversé par rapport au nôtre : lecture de haut en bas, et de droite à gauche, ce qui pose problème pour la traduction. Le manga présente l’énorme avantage de sa diversité. Ceux traduits en français, bien que variés, restent très restreints en comparaison des disponibilités réelles. Toutefois, le choix proposé permet déjà de se faire une idée de ses grandes qualités.

>Qu'est-ce qu'un D.A japonais ?


Contrairement à l'amalgame commis par les Français, il existe deux termes bien distincts : " manga " désigne exclusivement la bande dessinée japonaise, le dessin animé, lui, est appelé " anime " (prononcez
" animé "), mot abrégé venant du terme anglais " animation ".

 

En général, l'anime est une adaptation d'un manga. Ainsi, il doit en conserver les caractéristiques globales (scénario, graphisme…), tout en étoffant certains détails et en en simplifiant d'autres. Néanmoins, il existe un marché du dessin animé qui se suffit à lui-même avec de nombreux titres conçus directement pour ce support.
Il existe plusieurs types de dessins animés, s'échelonnant en fonction de leur durée et surtout de leur budget. Le plus classique est la série TV, viennent ensuite les OAV (Original Animation Video, anime produits pour le marché vidéo). Les longs métrages, eux, sont de grande qualité.
Tous les genres sont représentés et chacun peut trouver son bonheur. Le dessin animé japonais a toujours une mauvaise image auprès du public français néophyte, mais la diffusion des longs métrages tels ceux du studio Ghibli (Le Voyage de Chihiro…) ne peut que lui montrer la diversité de la production, tant sur le plan technique que scénaristique.

Qu'est-ce qu'un anime comic?--



Traditionnellement, un manga est quasi-systématiquement à l'origine du dessin animé, plus rarement l'inverse. Ainsi est né l'anime comics : un hybride.

 

Le dessin animé étant un support créatif à part entière, on peut souvent regretter de n'avoir pas le loisir d'admirer plus longuement chaque dessin. Voilà pourquoi fut créé l'anime comics. Il s'agit d'un manga construit grâce à des images tirées du dessin animé. Sur la même base que nos romans photo, des scènes de l'anime sont découpées, puis mises en pages dans le but de raconter l'histoire. On y ajoute, en surimpression, bulles et onomatopées. Pour l'instant, la France est plutôt frileuse en ce qui concerne ce support, même s'il se rapproche davantage de nos bandes dessinées en couleurs, dont les cases sont orthogonales, et Glénat reste l'éditeur offrant le plus grand choix. En fait, seuls trois films ont été traduits ainsi, et pas des moindres, puisqu'il s'agit des trois longs métrages de MIYAZAKI Hayao sortis sur nos écrans : Porco Rosso, Princesse Mononoké et tout récemment Le Voyage de Chihiro. Ce dernier présente la caractéristique inhabituelle d'être sorti avant même la diffusion cinéma : une excellente occasion d'en admirer les somptueux dessins avant tout le monde !

 

--Le marché du manga au Japon--

Le Japon est le premier marché du monde pour la BD ! A tous points de vue : le nombre de titres publiés, les tirages et la diversité des genres ! La BD y est un média aussi important que la TV. Son industrie est basée sur la presse d’abord, puis les livres.


La presse est très développée au Japon et celle consacrée au manga représente la moitié des titres ! Ces hebdomadaires, bimensuels ou mensuels ont des tirages énormes. Shônen Jump détient le record absolu des plus forts tirages toutes revues confondues autour de 6,5 millions d’exemplaires ! Les ventes de BD (plus de 300) atteignent le milliard d’exemplaires ! Le magazine, de petit format, contient sur 350 pages, 15 à 20 séries et coûte l’équivalent d’un euro et demi. Une série qui marche est publiée en recueil en librairie. Trois formats existent : le mini-poche au tirage jamais inférieur à 50.000 exemplaires, le poche traditionnel, et les recueils luxueux, à diffusion limitée. Les éditeurs spécialisés sont une soixantaine, dont Kôdansha (plus de 1.300 titres). Le chiffre d’affaire de la BD représente plus de 25% du chiffre d’affaire global de l’édition et de la presse. Sans parler des adaptations multiples en série TV, vidéo, film, et produits dérivés.

 Conventions et festivals--

Pour juger d'un public, d'une ambiance et d'un marché, rien de mieux qu'un festival. Il existe ainsi des salons et conventions pour le manga comme il en existe pour la bande dessinée.



Au Japon, LA convention qui rassemble le public manga nippon s'appelle le Comiket et se déroule à Tokyo. Après des débuts modestes il y a 26 ans, le Comiket regroupait en août 2001 près d'un demi million de visiteurs. En France, on peut trouver une dizaine de festivals " manga " importants. Ils ont pour nom ISC, Japan Expo, Cartoonist, Epita ou encore BDExpo. La particularité des conventions est que l'on ne s'y ennuie jamais, car le public témoigne d'une motivation nulle part ailleurs remarquée. Le manga génère chez son public une grande créativité qui s'exprime diversement. Ainsi, on ne compte plus le nombre de fanzines présentant des histoires originales créées dans le " style manga ", on s'émerveille devant les cosplays (défilés où chacun peut venir déguisé en son personnage de manga favori) ; plus étonnant encore, certains fans se sont créés des scénarios d'histoires " style manga " et se sont essayés à en filmer quelques épisodes, tandis que d'autres écrivent des suites de leurs séries préférées.

 

 

 

 

 

 

15.07.2006

Location de sacs à main

Consommer plus, la propriété en moins. BagBorrowOrSteal (« sac à emprunter ou à voler ») a eu l'idée de louer des sacs à main. Et, dès les trois premiers mois, le service séduisait 400 clientes. La promesse, c'est de changer de sac à main aussi souvent qu'on le souhaite. Et ce, pour le prix d'un seul accessoire ! Plus de 1 000 modèles et cinquante créateurs, trois tarifs d'abonnement mensuel en fonction de la valeur du sac : 16, 40 ou 80 euros. A chaque location, s'ajoutent 8 euros pour l'assurance et les frais d'envoi. : www.homejames.com

Chaussettes dépareillées

S'appliquer à être original. Comment transformer une idée stupide en succès commercial ? En étant professionnel. Quatre amis réfléchissent à de nouvelles idées de business. L'un pense à haute voix : « Tout le monde perd ses chaussettes. Et si l'on vendait des paires de chaussettes dépareillées. » Les autres répondent :« Chiche ! » Une entreprise est lancée : LittleMissMatched. Traduisez : « petite erreur » ou « mal assorti ». Mais, dans ce cas, c'est chic, ou plutôt « trop cool ». Car la marque vend des paires de chaussettes qui vous font un pied à fleurs roses et l'autre à coeurs bleus. Les petites filles de 8 à 12 ans adorent. Dès la première année, en 2004, le chiffre d'affaires atteint 800 000 euros, et 4 millions d'euros la deuxième. Pour arriver à ce résultat, la société a conçu 130 motifs différents et signé 650 accords de distribution ! Encourageant pour les originaux ! : www.littlemissmatched.com

08.07.2006

Le football devrait être… Adidas

En Europe, Ford indique le « football de destination », dans les réclamations le « football des USA Adidas est Adidas ». Je ne crois aucun football, désolé, ventilateur du football en Europe serai intéressé à visiter la nouvelle section du football d'Adidas consacrée au championnat de MLS. Même si vous regardez le site Web EVB a créé pour la campagne, vous pouvez percevoir le football est une discipline qui ne reçoit pas la même considération (même aux USA) en tant que d'autres sports tels que le basket-ball et le football lui-même.

 

socceris.jpg

 

Le site Web n'est rien davantage qu'une fenêtre sur les équipes du football des USA. Ce n'est pas un bas budget (il y a également quelques videos pour enrichir la section contente), mais vous ne pouvez pas la dire que n'a pas la même passion derrière que les efforts en ligne de la vente de l'autre Adidas.  

07.07.2006

PME & blog marketing

L’exemple des Yaourts Stonfield Farm aux Etats-Unis
mardi 3 août 2004 par Emmanuel Vivier

Quand on est une PME sans le budget communication d’une multinationale, s’offrir un marketing efficace paraît en général inabordable.

Les Yaourts Stonfield Farm, aux États-Unis, nous montrent pourtant toute le contraire... Avec un peu d’astuce cette société a décidé de se mettre aux weblogs (aussi appelés "blogs" : solutions techniques très abordables permettant la publication aisée de contenus dans un esprit "journal de bord").

Les employés de la société sont ainsi inviter à contribuer aux 5 blogs de la marque :
-  The Bovine Bugle : espace de communication direct des fermes vers les consommateurs
-  The Dairy Planet : axé sur l’aspect environemental de la production
-  Strong Women Daily News : dédié aux femmes et aux question de santé les concernant
-  The daily Scoop : une couverture de la vie de la société pleine d’humour
-  Creating Healthy Kids : lieu d’information sur l’alimentation de nos chères têtes blondes

 

 

 

L’exemple des Yaourts Stonfield Farm aux Etats-Unis
mardi 3 août 2004 par Emmanuel Vivier

Quand on est une PME sans le budget communication d’une multinationale, s’offrir un marketing efficace paraît en général inabordable.

Les Yaourts Stonfield Farm, aux États-Unis, nous montrent pourtant toute le contraire... Avec un peu d’astuce cette société a décidé de se mettre aux weblogs (aussi appelés "blogs" : solutions techniques très abordables permettant la publication aisée de contenus dans un esprit "journal de bord").

  

 

 Les employés de la société sont ainsi inviter à contribuer aux 5 blogs de la marque :

-  The Bovine Bugle : espace de communication direct des fermes vers les consommateurs
-  The Dairy Planet : axé sur l’aspect environemental de la production
-  Strong Women Daily News : dédié aux femmes et aux question de santé les concernant
-  The daily Scoop : une couverture de la vie de la société pleine d’humour
-  Creating Healthy Kids : lieu d’information sur l’alimentation de nos chères têtes blondes

 

 

 Au final, la société se dote d’une communication très riche, constamment à jour et en faisant acte de transparence créé peu à peu une réelle connivence avec son audience.

En impliquant tous ces employés, elle renforce sa culture d’entreprise et limite les coûts...

Enfin les nombreuses pages des différents blogs (qui sont reconnus pour obtenir de très bons résultats en terme de positionnement dans les outils de recherche) améliorent la visibilité de la marque dans les moteurs de recherche.

On est bien loin de l’approche marketing au rouleau compresseur à coût de dollars de certaines grandes sociétés...


Sources :
-  Le blog de Loïc Lemeur
-  Wired

 


18.06.2006

Des réunions de vente productives

Des réunions de vente périodiques et bien planifiées représentent une bonne opportunité pour favoriser la communication, la motivation ainsi que la formation des employés.

Les réunions de vente représentent une occasion pour développer ou accentuer l'esprit d'équipe et inculquer la mission et les objectifs de l'entreprise. Les réunions de vente ont pour objectifs :

  • De favoriser la communication entre le personnel de vente et les gestionnaires;
  • De fournir une formation continue au personnel de vente;
  • De faire en sorte que le personnel de vente se sente important et faisant partie d'une entité plus grande.

L'élément clé d'une réunion est sans contredit la communication. La communication entre deux personnes peut s'avérer simple, mais devient d'autant plus compliquée lorsque le nombre de personnes augmente. Une communication efficace avec un groupe de personnes peut se réaliser en respectant quelques règles :

  • Décrire la situation actuelle et les tendances;
  • Préciser les objectifs de ladite réunion;
  • Présenter les avantages que chacun pourra en tirer;
  • Assigner des responsabilités à court et à long terme à chacun.

Ainsi, pour être efficaces, les réunions doivent être bien planifiées, sans quoi elles risquent d'être non productives, et peuvent même représenter un facteur de démotivation. Mieux vaut ne pas avoir de réunion que d'en avoir une mal planifiée. Avant toute chose, il faut avoir des objectifs précis. Par exemple :

  • Introduction de nouveaux produits;
  • Lancement d'une campagne de marketing;
  • Lancement de programmes incitatifs ou de concours;
  • Formation (sur des produits ou sur des techniques de vente);
  • Présentation de nouvelles politiques ou procédures;
  • Présentation d'un nouveau plan de rémunération ou d'avantages sociaux;
  • Etc.

La planification d'une réunion efficace requiert une séquence logique et ordonnée. Il faut donc planifier :

  • La date, l'endroit, l'heure et la durée de la réunion;
  • Les objectifs spécifiques à atteindre;
  • La méthode de présentation qui sera utilisée;
  • Le matériel qui sera nécessaire (équipement audio, visuel, etc.);
  • La pièce (assez, mais pas trop d'espace).

Afin de susciter le maximum d'intérêt, on voudra adopter une thématique. Il va s'en dire que cette thématique devra être d'actualité et liée à l'objectif de la réunion. Ceci aura pour effet de créer de l'enthousiasme.

Il faut aussi se poser la question à savoir si une réunion est vraiment nécessaire. Est-ce que les objectifs de la réunion valent le temps, l'énergie et les coûts qui y sont reliés. Aussi, il est important de ne pas inclure trop de sujets à l'agenda.

Afin d'en tirer le maximum, l'agenda proposé devrait être acheminé au préalable à chacun des participants. Ceci permettra à tous de se préparer en conséquence. Au besoin, on pourra en modifier le contenu. L'agenda doit répondre à deux questions :

  • Quel est le contenu de la réunion?
  • En quoi est-ce que ça me concerne (quelle sera mon implication)?

Les réunions de vente peuvent aussi être un outil de motivation intéressant. Et comme la motivation est le facteur le plus important en vente, ceci n'est certes pas à négliger.

Les réunions de vente encouragent la gestion participative. Les supporteurs de la gestion participative préconisent que la participation de chacun fera en sorte que tous se sentiront impliqués et responsables à l'atteinte des objectifs communs. Une audience passive sera désintéressée et non réceptive. En un mot, plus on implique notre personnel de vente dans la détermination des objectifs et des stratégies, plus il se responsabilisa et se commettra à l'atteinte desdits objectifs. Cette théorie, issue de l'université de Harvard, provient de la gestion par objectifs (MBO). Il s'agit d'un processus où le supérieur hiérarchique et son employé identifient ensemble les objectifs communs, définissent leur niveau de responsabilités en termes de résultats escomptés et définissent les unités de mesure (Odiorne, 1979).

Qu'on appelle cela de la gestion participative, consultative, du développement organisationnel, du MBO, du développement de l'esprit d'équipe, etc., l'important n'est pas dans son appellation, mais plutôt qu'il s'agit là d'une opportunité de travailler ensemble pour que le travail se fasse ou que les objectifs soient atteints.

Afin d'encourager la participation, les gestionnaires auront intérêt à poser des questions à tous. En fait, il est souhaitable de poser beaucoup de questions ouvertes. Cela pourra ainsi encourager les participants à élaborer davantage, et cette façon de procéder sera surtout perçue par les employés comme étant beaucoup moins unilatérale.

Une bonne communication et la performance vont main dans la main ( Likert, 1961). Une étude menée par David Lewin auprès de 495 compagnies a conclu que les entreprises qui partagent largement de l'information et qui encouragent la participation de leurs employés atteignent des niveaux de performance significativement supérieurs à celles qui adoptent une approche dite autocritique ( McLagan & Christo, 1995). Malheureusement, faute d'incompétence ou de manque d'assurance, beaucoup de gestionnaires préfèrent garder leurs employés dans le noir. C'est ce qu'on appelle la méthode du champignon!

Lorsque le personnel de vente a une bonne compréhension des tâches à accomplir, les résultats sont supérieurs (Doyle & Shapiro, 1983). De plus, lorsque les attentes ne sont pas précises, le personnel de vente ne performe pas aussi bien (Singh, 1993). La clarté des tâches à accomplir, jumelée à la rétroaction, sont ainsi les deux facteurs les plus importants pour motiver le personnel de vente ( Doyle & Shapiro, 1980) .

Une majorité de vendeurs ont souvent l'impression que leur travail se résume à vendre. Ainsi, les organisations de vente ont été structurées et bâties afin d'atteindre certains niveaux de ventes. Il n'est donc pas surprenant qu'en général, la performance des vendeurs est mesurée en fonction des résultats de vente. Malheureusement, ceci n'est pas toujours vrai. Il est possible qu'un vendeur démontre des résultats en dessous des attentes, et pourtant fait un bon travail. Ces résultats peuvent être attribués à des facteurs externes incontrôlables. Ceci étant dit, le congédier pourrait être une erreur et que, tôt ou tard, il finira par obtenir les résultats souhaités. En contrepartie, un vendeur affichant d'excellents résultats de vente peut ne pas nécessairement faire un bon travail et, tôt ou tard, finira par échouer. Il faut donc mesurer autant les efforts que les résultats. Les réunions de vente deviennent ainsi une excellente opportunité pour aligner le personnel de vente sur les tâches à accomplir afin d'atteindre les objectifs.

Une étude récente auprès de 29 vendeurs professionnels provenant de quatre industries différentes a conclu que la performance des vendeurs est supérieure lorsque ceux-ci concentrent leurs efforts sur les tâches plutôt que lorsqu'ils se concentrent sur les objectifs (Di Girolamo, 2005). L'hypothèse est que lorsque l'on donne à des vendeurs uniquement des objectifs de vente, il arrive que ceux-ci ne sachent tout simplement pas comment y arriver. Conséquence : leur niveau de motivation est bas et les résultats aussi.

Cependant, lorsque les vendeurs ont des objectifs de type « input » (ex. : nombre de visites à faire dans une journée), ils se concentrent sur le processus plutôt que sur les résultats. Étant donné que ces tâches sont perçues comme beaucoup plus faciles à atteindre, le niveau de motivation est plus haut et les performances également. Les vendeurs améliorent donc leur performance lorsqu'ils concentrent leurs efforts sur des tâches plutôt que lorsqu'ils se concentrent sur les objectifs. Les réunions de vente ne devraient donc pas se limiter à parler d'objectifs et de résultats, mais aussi de tâches.

Des réunions de vente périodiques et bien planifiées représentent des avantages considérables, et ce autant pour l'entreprise que pour ses membres. Il ne faut pas oublier que l'élément clé d'une réunion est sans contredit la communication. On aura donc intérêt à encourager la participation de chacun. Il est également important de faire preuve de transparence en s'assurant de bien communiquer la direction de l'entreprise. Finalement, il faudra bien préciser les objectifs ainsi que les tâches de chacun.

16.03.2006

Blog Marketing

Un rappel sur le principe des blogs


Un blog peut être défini comme un journal personnel virtuel qui mélange les fonctions d’un forum et d’une page personnelle. Il s’agit d’une page personnelle composée d’une suite de remarques ou d’informations périodiques mises en ligne par son auteur auxquelles les lecteurs peuvent éventuellement réagir. Le blog peut également contenir des images ou des fichiers attachés.

Quelques très rares blogs peuvent être très populaires au même titre que l’éditorial d’un titre de presse alors que d’autres, qui en constituent la grande majorité, ont une audience plus que confidentielle . Leur fréquence de mise à jour est variable et dépend de leurs auteurs, un grand nombre de blogs sont cependant quotidiens.

Un exemple de blog quotidien

Le principe du blog en lui même n’est pas nouveau car des pages personnelles mises à jour tous les jours jouaient le même rôle. Le terme de blog et son usage ont été en fait popularisés à partir de la fin 2002, lorsque sont apparu les services gratuits en ligne permettant de gérer sans aucunes compétences techniques et de manière intuitive ces nouveaux journaux personnels virtuels.

Un exemple d'interface de gestion de blog

Un blog peut être hébergé par des moyens personnels ou être hébergé sur un site spécialisé qui propose un hébergement gratuit. Ces sites spécialisés sont des sites nés avec la mode des blogs ou des sites spécialisés dans l’hébergement de forums ou de pages personnelles pour qui la création d’un service de blogs est un complément d’activité naturel.

 

Les blogs supports publicitaires

 

Le premier usage à vocation commerciale des blogs réside dans l’utilisation de l’audience à des fins de support publicitaire.

L’espace publicitaire est commercialisé par l’éditeur d’un service hébergement gratuit ou par des réseaux spécialisés regroupant plusieurs milliers de blogs indépendants. Les objets publicitaires (bandeaux, skyscrapers, etc..) apparaissent sur les pages d’accueil du site, sur les interfaces de gestion utilisés par les auteurs et éventuellement être intégrés dans les blogs eux mêmes. Les messages publicitaires peuvent également être parfois inclus au sein des fils d’informations envoyés (RSS) aux individus souhaitant être automatiquement alertés des mise à jour d’un blog auquel ils sont fidèles.

On est alors très proche du mode de financement publicitaire utilisé sur les sites communautaires hébergeant des pages personnelles ou des forums. Ces acteurs ont d’ailleurs souvent désormais intégré une fonction de blog dans leurs services, car le blog est incontestablement un concurrent des pages personnelles classiques.

Un exemple de blog support publicitaire

Bien que de récentes études américaines relèvent que les lecteurs des blogs sont des individus plutôt prescripteurs et bénéficiant de revenus plus élevés que la moyenne, le financement publicitaire des blogs se heurte aux mêmes problèmes que celui des pages personnelles ou des forums. L’espace publicitaire n’est généralement pas d’une grande qualité en terme d’attention accordée aux messages publicitaires et le support est d’une qualité très variable en fonction des différents blogs, ce qui peut poser un problème d’image à l’annonceur.

Comme pour les pages personnelles, les blogs sont classés par catégories thématiques et peuvent théoriquement proposer aux annonceurs de bonnes capacités de ciblage. Dans la pratique, cela ne permet pas de faire des offres spécifiques aux annonceurs, car les catégories ne correspondent que rarement à des ciblages recherchés spécifiquement par les annonceurs et les volumes par catégories sont souvent trop modestes. Les espaces publicitaires des blogs sont donc généralement vendu en rotation générale sur un site d’hébergement de blogs ou sur un réseau spécialisé dans les blogs.

A priori, le financement publicitaire des blogs est aussi difficile que celui des autres espaces communautaires. Il semble, que seuls les sites non spécialisés dans les blogs et pour qui, il s’agit d’une simple extension d’activité, arrivent parfois à commercialiser leurs espaces publicitaires liés aux blogs. En effet, dans ce cas, ils sont vendus en même temps que les autres espaces du sites et inclus parfois dans l’offre de rotation générale.

Pour les spécialistes des blogs, la commercialisation semble beaucoup plus difficile et les bandeaux ou annonces texte qui apparaissent proviennent le plus souvent d’une adhésion à des réseaux rémunérant les sites supports à la performance tels que les réseaux de liens promotionnels ou les programmes d’affiliation.

Un blog pris individuellement peut également constituer un support publicitaire autonome lorsque son audience le permet, c’est à dire lorsqu’il compte plusieurs centaines de milliers de pages vues par mois. Dans ce cas, le modèle publicitaire est très proche de celui d’un site de presse spécialisé, car la thématique du blog permet de cibler à priori l’audience. Les blogs bénéficiant d’une telle audience sont cependant extrêmement rares, notamment en France.

 

Les blogs publicitaires

Les communautés virtuelles ou portails thématiques

Les achats groupés (group buying)

Les assistants d’achat (shopbots)

Les jeux de hasard en ligne

Les sites de pronostics sportifs

Le surf rémunéré

 Les communautés virtuelles ou portails thématiques.

 

Le principe et les services proposés

Femmes, parents, sportifs, seniors, étudiants, propriétaires d’animaux de compagnie... ; chaque type de public se voit ou s’est vu proposé l’accès à un site communautaire spécialisé sur son centre d’intérêt. Aux USA, puis en France par imitation, les sites communautaires thématiques ont fleuri dans les années 1999 et 2000 avant d’être touchés par la crise du financement publicitaire et les limites inhérentes au modèle.

Le principe

Le principe est de réunir sur un site des internautes possédant un centre d’intérêt commun (animaux, sport, chasse,..) ou possédant une caractéristique démographique commune (parents, femmes, seniors, homosexuels...) qui se traduit par le partage de centres d’intérêts communs. Sur le site, les membres de la communauté vont trouver des informations et outils pratiques ainsi que des lieux d’expression communautaire en relation avec leur centre d’intérêt commun.

Magicmaman.com un site dédié aux nouveaux parents - 90 ko

Magicmaman.com un site dédié aux nouveaux parents
(JPEG, 90 ko)

Les services proposés

Un contenu éditorial

Pour attirer et fidéliser les Internautes, le site doit disposer d’un contenu éditorial fort et fréquemment remis à jour qui dans sa structuration et ses rubriques est souvent proche des contenu de la presse magazine spécialisée. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’un nombre élevés de créateurs ou de salariés des communautés virtuelles thématiques proviennent de la presse spécialisée du secteur.

Ces communautés peuvent d’ailleurs probablement être considérées comme des concurrents par la presse spécialisée. En effet, d’une part, certaines communauté ont développé (avec plus ou moins de succès) leur propre titre de presse et d’autre part il s’agit de supports concurrents pour les annonceurs captifs du secteur.

Des lieux d’expression

Ce sont eux qui créent la dimension communautaire sur le site.L’outil le plus utilisé est le forum qui lorsqu’il rencontre le succès, peut être considéré comme une véritable machine à créer des pages vues et à fidéliser les membres qui forment une véritable communauté d’habitués. Le site Aufeminim.com compte ainsi plusieurs millions de contributions sur ses différents forums alors que sur le même secteur, le géant américain Ivillage.com revendique pour sa part plus de 3000 forums thématiques différents.

Les forums sur le site 321auto.com - 83.2 ko

Les forums sur le site 321auto.com
(JPEG, 83.2 ko)

Le chat est également un outil communautaire mais son aspect temps réels nécessite un gros volume de visiteurs sur le site pour qu’il soit réellement actif. Pour cette raison, de nombreux sites fixent des créneaux horaires pour des chats thématiques ou des chats événementiels durant lesquels il est possible de dialoguer avec un invité du site.
Les galeries personnelles où les membres de la communauté peuvent exposer les photos de leur progéniture ou de leur animal de compagnie ont également pour but de provoquer un sentiment d’appartenance à la communauté.

Des outils et conseils pratiques

Des outils logiciels en ligne ou à télécharger (calendrier, simulateur, pense bête,.) sont généralement proposés sur le site alors que des conseils réguliers ou ponctuels peuvent être donnés par des experts plus ou moins médiatisés (pédiatre, vétérinaires, jardinier, grand chef cuisinier, ..). On trouve ainsi des recettes de cuisines sur un site féminin et des lettres types sur un site communautaire dédié aux secrétaires assistantes.

Des services associés

De nombreux services associés peuvent être développés autour de la thématique comme par exemple des services de petites annonces, des offres d’emploi ou des annuaires spécialisés.

 

Les achats groupés (group buying)

Le principe de l’achat groupé fut incontestablement le business-model à la mode de la fin d’année 1999 et du début de l’année 2000 en France. Les acteurs se sont inspirés des pionniers américains comme Accompany ou Mercata qui se sont lancés en 1998.

Le principe

Le principe est simple et n’est pas né avec le web, il s’agit de regrouper les acheteurs pour obtenir des conditions d’achat plus avantageuses. Plus les acheteurs d’un produit sont nombreux plus le prix baisse. Il s’agit d’ailleurs du leitmotiv publicitaire repris par tous les acteurs. Les acheteurs peuvent s’engager sur le prix en cours ou exercer un engagement conditionnel sur un niveau de prix qui n’est pas encore atteint à la baisse.

L’amplitude de la baisse est négociée par les responsables d’achats du site avec les fournisseurs. La baisse se fait le plus souvent par paliers mais l’offre peut être également unique comme c’est le cas sur le site Union Dream, dans ce cas l’offre ne se fait qu’à un prix unique et sera effective si le nombre d’acheteurs nécessaire est atteint.

Le financement

L’essentiel du financement est basé sur la marge prélevée par le site d’achat groupé qui est comprise dans le prix de vente. Des revenus publicitaires complémentaires peuvent éventuellement être envisagés.

A terme, les sites permettant à leurs membres d’échanger des points de vue sur les produits et éventuellement de faire des proposition de nouveaux produits, pourraient devenir détenteurs de précieuses informations à destinations des services marketing des industriels.

Les assistants d’achat (shopbots)

La deuxième partie de l’année 1999 et le début de l’année 2000 a vu le développement des assistants d’achats en ligne ou shopbots sur le marché français, il s’agit de services ligne permettant à l’acheteur potentiel de savoir qui est le vendeur en ligne proposant le meilleur prix ou le meilleur services (délais, prix livraison, etc.) pour un produit précis.

L’idée et le concept datent en fait de 1995 avec la mise au point du service Bargain Finder qui était spécialisé sur la recherche de CD musicaux et développé par Anderson Consulting mais qui fut depuis abandonné.

Ces services jouent un rôle d’assistant d’achat et répondent à l’appellation anglaise de Shopbots. Par leur facilité d’utilisation et leur réel bénéfice d’usage, ces services pourraient connaître un rapide succès auprès des internautes et avoir une très forte influence sur le commerce en ligne de certains produits ou services. Les shopbots peuvent faire en temps réel et sur le produit de son choix, ce que font mensuellement des revues de consommateurs à travers leur dossiers comparatifs (ceux ci restent cependant plus complets).

Certains spécialistes précisent même que ces services pourraient favoriser le développement du commerce en ligne en rendant beaucoup simple la démarche d’achat et en attirant de nouveaux cyberconsommateurs.

Principes de fonctionnement

Quelque soit l’assistant d’achat, le principe de fonctionnement est très proche de celui décrit ci-dessous.

-  Le visiteur nomme le produit ou service de son choix en en précisant éventuellement les différentes caractéristiques. Il peut également préciser sa localisation géographique ( calcul des frais de port) et choisir la monnaie d’affichage du prix.

-  Le robot mène une interrogation multiple sur les différentes bases de données des boutiques en ligne référencées par le service. Sur certains sites l’interrogation des bases marchands ne se fait pas en temps réels mais une fois par jour.

-  A partir des résultats des requêtes effectuées, les robots restituent une liste des offres par prix généralement croissant ou en fonction d’un autre critère défini par l’utilisateur.

-  L’utilisateur peut entamer le processus d’achat en cliquant sur l’offre la plus attrayante qui le renvoi sur le marchand cité.

Il faut noter qu’une boutique peut empêcher l’accès à sa base de données, mais qu’elle risque ainsi de se couper d’un volume d’affaires potentiel.

On peut distinguer les assistants multiproduits qui sont généralistes et les assistants spécialisés qui comme leur nom l’indique sont dédié uniquement à un secteur d’activité. Pour les services spécialisés, l’indexation peut éventuellement être manuelle.

Les assistants spécialisés sont généralement plus efficaces dans leur domaine car le mode d’interrogation et de restitution est adapté au produit ou service recherché. Parmi les services généralistes d’origine francophone on peut citer, Laventis, Kelkoo, Buycentral,...

Dans le domaine des services spécialisés Comparatel et Budgetelecom recensent les offres téléphoniques alors qu’aux USA Smartship permet de trouver le service de messagerie le moins cher en rentrant les codes postaux de départ et d’arrivée ainsi que le poids du colis.

Le mode de financement

Le business model de ce type de services repose sur plusieurs sources de revenus possibles.

L’adhésion payante des magasins interrogés par le robot.

Elle est en fait difficilement concevable tant qu’un assistant d’achat n’a pas pris une place importante dans le processus d’achat des internautes et elle pose un problème car la richesse d’un tel service repose sur le nombre de site référencés

L’intéressement sous forme de commission (programme d’affiliation ou de partenariat).

Il s’agit de la forme la plus courante de financement, le versement de la commission variable selon les produits s’effectue lorsqu’un achat est consécutif à une recherche sur le shopbot.

La vente d’espace publicitaire.

Si ces outils rencontrent le succès escompté, le nombre de pages vues pourrait être très important et l’espace.

La revente de la technologie

Certains acteurs américains revendent leur technologie à de gros acteurs du web qui l’utilisent à des fins de veille concurrentielle pour opérer de relevés de prix sur les sites concurrents (l’accès aux bases de données se fait alors sans autorisation du site marchand).

Quelles que soit les sources de revenu choisies, l’éditeur de service doit veiller à trouver une solution qui ne remette pas en cause la crédibilité de son service et des classements. Le moindre problème d’éthique serait probablement assez vite détecté et propagé sur le réseau et entraînerait une perte de confiance fatale de la part des utilisateurs.

Les risques et limites

Les conflits shopbots / marchands

Tous les sites marchands ne voient pas forcément d’un bon œil l’apparition de ces outils, dans le cas ou des shopbots veulent se passer de l’autorisation des marchands, ils s’engagent dans une course technologique pour ne pas être reconnus et ne pas se voir bloqué l’accès.

Lorsque l’interrogation des bases marchands ne se fait pas en temps réel, ceux-ci peuvent être éventuellement tentés de faire varier ponctuellement leur prix pour apparaître en bonne position sur les classements.

La neutralité

La valeur du service pour l’utilisateur repose sur la neutralité du shopbot dans la prise en compte et l’affichage des données. Des impératifs financiers pourraient parfois venir "troubler" ou remettre en cause cette neutralité à l’égard de certains annonceurs. Le shopbot se laissant aller à de tel travers prendrait cependant des risques de crédibilité très importants.

Les facteurs de réussite

Les shopbots généralistes ont des services finalement relativement peu différenciés, les sites marchands interrogés risquent d’être en grande partie les mêmes. Les différences technologiques, basées par exemple sur l’interrogation en temps réel ou non des bases, sont un élément différenciateur, mais il n’est pas forcément perçu par les utilisateurs.

La différence risque de se faire dans un premier temps sur la politique et les budgets de communication et sur les accords passés avec les sites à gros trafic telque les annuaires et les communautés.

Une autre voie de succès pourrait être la spécialisation sur des produits ou services complexes en B to B ou en B to C pour lesquels les sites généralistes ne sont pas suffisamment efficaces.

 

Les jeux de hasard en ligne

Le principe

Le principe est simple, il s’agit de proposer aux Internautes de jouer gratuitement en ligne à des jeux de hasard leur permettant de gagner des sommes d’argent pouvant être très importantes. Les gros lots actuels proposés aux USA peuvent se chiffrer en millions de $. Ces jeux ne sont pas réellement une technique promotionnelle car ils ne visent pas à promouvoir un site ou un produit, mais à générer une audience régulière synonyme de revenus publicitaires.

Les jeux les plus couramment proposés sont les lotos, les chasses au trésor, les jackpots ou les quizz. Le principe du loto est classique, l’internaute choisi 6 ou 7 numéros dans une grille comptant de 60 à 90 numéro. Le gros lot est alors gagné lorsque un Internaute a sélectionné tous les bons numéros. Des lots plus modestes ou des bons d’achats sont distribués pour 5 ou 6 bons numéros sur 7.

La chasse au Trésor permet de gagner des sommes plus modestes par un clic de souris sur un pixel ou sur une une zone gagnante d’une image. Les zones gagnantes sont alors renouvelées tous les jours.

Les Jackpots peuvent donner l’occasion de gagner des lots modestes fournis par les sponsors figurant sur le jeu mais également de participer au tirage d’un grand prix. Les quizz sont formés d’une petite série de questions rarement difficiles dont la résolution permet d’accéder à un tirage au sort pour départager les gagnants. D’autres jeux de nature variée peuvent également donner des chances de gagner à un gros tirage constituant le produit d’appel du site.

Le financement

Le financement est évidemment un financement publicitaire. Le but est de multiplier le nombre de visiteurs, de visites et de pages vues. Certains des acteurs du marché vendent de l’impression mais également du clic. En effet, dans le cadre de certains jeu, l’internaute est incité, voire obligé de cliquer sur le bandeau de l’annonceur. Sur le site Luckysurf, la participation au tirage au sort n’est validée après le choix des numéros que si l’internaute clique sur le bandeau d’un des annonceurs.

Un complément de revenu peut être éventuellement obtenu par parrainage des mailing listes. Pour pouvoir vendre dans de meilleures conditions financières l’espace publicitaire, les sites vont plus ou moins qualifier les joueurs sur des données socio-démographiques lors de l’inscription en tant que joueur.

Les facteurs de réussite

Les probabilités

Les opérateurs de tels sites ont évidemment une très bonne connaissance des statistiques que ne possède pas la très grande majorité des joueurs. Cela leur permet de contrôler à priori la distribution théorique des gains en fonction du nombre de participations et donc des rentrées publicitaires. Ils peuvent également favoriser l’annonce de lot très importants qui ont en fait très peu de chances d’être gagnés souvent lors des sessions de jeux. Les internautes ciblés sont plus sensible aux montants des lots qu’à l’espérance mathématique de gains. Luckysurf a dans le domaine une politique assez transparente, car il annonce dans son règlement que la chance de gagner le premier lot de 1million de dollars est de une sur 99 884 400.

Les mathématiques financières

Certains sites jouent sur l’actualisation. Webmillion.com qui annonce ainsi un gain de 3 millions de $ propose en fait (au fin fonds du règlement) un versement de75 000 $ sur 40 ans, ce qui est loin de donner une valeur actuelle de 3 millions de $.

La fréquence des visites

Pour amortir les coûts de recrutement des nouveaux joueurs, il est indispensable de favoriser une pratique régulière du jeu. Divers services sont ainsi proposés pour favoriser les visites régulières, alerte quotidienne par e-mail, alerte avant tirage si un joueur n’a pas encore participé ou petit programme à télécharger servant de pense-bête quotidien.

Le nombre de pages vues par visite

Certains sites autorisent plusieurs participations quotidiennes afin d’augmenter le nombre de pages vues probablement au détriment de la qualité des impressions. La multi-participation peut présenter cependant différents problèmes (voir ci-dessous).

La limitation des participations

Le règlement et des contrôles techniques doivent permettre de limiter les multi-participations sous peine de voir des joueurs professionnels saturer les combinaisons et provoquer une distribution des gros lots à chaque tirage, ce qui ne serait pas tenable financièrement.

Le parrainage

Contrairement aux paris sportifs ou la valeur du lot peut être indexée sur le nombre de participants et ou l’esprit de compétition est présent, les joueurs n’ont pas d’intérêts directs à faire participer d’autres joueurs. Les sites leurs proposent donc de parrainer des amis et d’être intéressés à leurs gains éventuels.

Les limites

Le cadre légal

Les cadres légaux diffèrent d’un pays à l’autre ou d’un états à l’autre dans le cadre des USA. Les limites peuvent avoir trait à l’age du joueur ou au principe de non participation financière du joueur. Ce principe débouche normalement en France sur une proposition de remboursement des coûts de communication liés à la participation de l’internaute. Ce remboursement est en fait très rarement demandé par l’Internaute.

La confiance

Vis à vis du grand public, ces jeux peuvent être confondus avec les casinos virtuels ou l’accès aux jeux est payant et qui ont généralement mauvaise réputation sur Internet. Les visiteurs peuvent également s’interroger sur la réalité des gains proposés.

Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour gagner la confiance des Internautes. La médiatisation des gains par les médias traditionnels permet de prouver la réalité des gains et bien sur de de promouvoir le site. Cette médiatisation ne concerne cependant que les plus gros tirages et est transitoire car liée à la nouveauté du concept.

Les autres moyens sont la mise en avant de la certification par les cabinets d’audit ou les huissiers et l’explication du business model. Les sites expliquent que les sommes proposées viennent des revenus publicitaires.

La valorisation de l’espace par les annonceurs

Il s’agit d’un point clé de la rentabilité future de ce business model. Les annonceurs et agences manquent encore probablement de recul pour évaluer la valeur de tel espaces publicitaires. Celle est probablement fortement dépendante des modes de participation proposés aux joueurs. Le fait d’autoriser par exemple un joueur à jouer dix fois de suite à travers un processus de jeu quasiment mécanisé n’est probablement pas un facteur renforçant la valeur de l’espace proposé. De même, certains gestionnaires de ces sites mettent en avant le fait qu’ils peuvent vendre du clic dans le cas ou le clic sur un bandeau est obligatoire pour valider la participation.

On peut s’interroger sur la réelle valeur de ces visites pour le site de destination.

Quelques soient les limites évoquées, le business model est probablement amené à connaître un succès important et les leaders du secteur devraient vite rentrer dans les tops 20 ou top 50 des panels. Les Internautes ne raisonnant pas en termes d’espérance mathématique de gains, le secteur risque d’être très vite dominé par des acteurs pouvant proposer des tirages alléchants et sachant mettre sur pieds des campagnes de communication efficaces et d’envergure. Le système bénéficie également du changement de profil de la population internaute qui amène probablement sur le net des catégories de populations plus sensibles aux loteries diverses.

Quelques sites :

Jackpot.com IWon.com FreeLotto.com Webmillionnaire.com Luckysurf.com

 

 Les sites de pronostics sportifs

Depuis quelques semaines un nouveau business model se développe sur l’Internet francophone, il s’agit des sites de pronostics sportifs. Un secteur porteur dans la mesure ou l’information sportive est un domaine d’activité très important sur Internet.

Le principe

Le pronostic peut se faire selon deux principes de fonctionnement qui sont le pari ponctuel et le jeu qui se greffe sur un évènement étalé dans le temps de type championnat de football ou de formule 1.

Le pari ponctuel

Après ouverture d’un compte les Internautes peuvent parier gratuitement sur un événement sportif à venir en citant par exemple les trois premier d’une course ou le score d’un match. Le ou les gagnants sont les personnes ayant trouver le bon score, le bon classement ou ceux s’en approchant le plus. Selon les formules retenues le gagnant va recevoir un lot mis en jeu pour chaque événement sportif (Sport Chance) ou gagner des points échangeables contre des cadeaux (Sport4fun).

Le jeu championnat

Le jeu peut prendre des formes différentes en fonction du règlement retenu et son déroulement qui dure plusieurs mois est calqué sur un championnat sportif. Les gains monétaires sont distribués en fin de période.

Le financement

Les loteries étant interdites en France, la participation au jeu doit être gratuite et les participants peuvent même se faire rembourser les coûts de communication occasionnés par leur participation. Ce remboursement reprend généralement le coût d’un communication locale et les frais de timbre liés à la demande de remboursement. Heureusement pour les sites concernés, ces demandes sont très marginales.

Le financement de ces services repose essentellement sur la publicité qui pourra à terme être plus ou moins ciblée en fonction des données recueillies sur les participants. Dans un premier temps les annonceurs sont surtout utilisés pour fournir les lots proposés aux Internautes.

Winamax va même jusqu’à introduire la publicité au sein même du jeu en proposant aux joueurs de faire sponsoriser les équipes qu’ils ont créées.

Des implantations payantes à destination des intranets de grandes entreprises peut être également un outil à destination des GRH pour relayer en interne une opération de sponsoring.

Les facteurs de réussite

Le nombre de participants

Comme pour tous les sites à financement publicitaire, la réussite est conditionnée par le nombre d’utilisateurs qui influe directement sur le niveau des revenus et qui permet d’amortir les frais de structure.

Dans ce domaine, un nombre élevé de participants va également rendre le jeu plus attractif car les gains en jeu pourront être plus élevés. Le jeu Winamax relie d’ailleurs directement les gains au nombre de participants. Il est interessant de noter que les joueurs n’ont généralement pas un comportement rationnel, ils préférent participer à un jeu ou le gain est plus important même si l’espérance mathématique de gain pour chaque individu est moins forte.

La simplicité du jeu

La simplicité du jeu est importante car elle influe sur la rapidité du processus de participation alors que la complexité rallonge le temps nécessaire et augmente les risques d’incompréhension.

Le bouche à oreille

Dans la mesure ou le jeu s’adresse à une communauté d’intérêt commun, le bouche à oreille électronique devrait être un moyen notable de développement de l’audience qui se trouve renforcé par l’émulation due à la compétition (concours de pronostics

Les services dérivés

La plupart des sites de pronostics vont permettre à partir de leur plate-forme technique la création de concours privés à destination de communautés. N’importe quel individu pourrait ainsi créer son propre concours et le promouvoir auprès des personnes de son choix. Une possibilité qui devrait rencontrer le succès entre autres dans les entreprises, les écoles de commerce ou les clubs sportifs.

Les accords et partenariats

Des accords avec les sites d’actualité sportive, les fédérations et les médias relayant les événements supports sont stratégiques pour développer l’audience. La relation TF1 / Winamax en est un exemple parlant.

Les risques du modèle

Le principe est probabalement appelé à connaître un grand succès car les deux freins les plus importants liés au pari sportif, le déplacement et le caractère payant, disparaissent avec le pronostic en ligne.

Les acteurs actuels ne sont cependant surs de rencontrer le succès car les barrières technologiques à l’entrée sont très faible et le facteur clé de succès devrait être l’accès à l’audience. Dans ce cadre, rien n’empêche à priori les sites sportifs à gros trafic et les télévisions retransmettant les compétitions d’internaliser sur leur site les concours de pronostics.

 

Le surf rémunéré

Après s’être développés très rapidement au cours de l’année 2000, les sites français comme Mediabarre et Winbe proposant du surf rémunéré semblent marquer le pas comme leur grand frère et inspirateur américain Alladvantage. Le modèle est intéressant à plus d’un titre car c’est un des multiples modèles où l’Internaute est rémunéré d’une façon ou d’une autre par un site web et parce que ces sites sont des exemples très parlant de la puissance du marketing viral..

Les principes du surf rémunéré

Comme le nom l’indique, les sites de surf rémunéré payent les internautes qui parcourent le web à partir de leur interface de navigation propriétaire. Le principe est simple : les internautes installent un petit programme qui affiche une bannière sur l’écran de l’utilisateur lorsqu’il est sur Internet, avec dans le même temps la durée de connexion qui va déterminer le montant gagné, à savoir en moyenne trois francs de l’heure à l’heure actuelle, et beaucoup plus si l’on parraine un ou plusieurs amis qui surfent en utilisant la solution.

Comme dans tout système pyramidal, les premiers parrains peuvent compter de très nombreux filleuls et certains "early adopters" américains ont pu ainsi gagner plusieurs milliers de francs par mois contre quelques centaines pour leurs homologues français.

Au niveau du paiement en lui même, la majorité des sites de surf rémunéré règlent par chèque, à raison d’un par mois, à condition que la somme due soit supérieure à un minima variable suivant les sociétés. Ce minima qu’on retrouve dans les programmes d’affiliation permet de réduire les coûts de gestion administratives. Si les gains sont inférieurs à ce minima, ils sont reportés sur le mois suivant. A tout moment l’internaute a la possibilité de consulter son compte et ainsi savoir où il en est.

Bien sur, le financement du système est théoriquement assuré par les annonceurs souhaitant voir leurs bandeaux diffusés sur le réseau des surfeurs rémunérés. Les adhérents s’étant identifiés, les bandeaux peuvent être ciblés sur des profils socio-démographiques.

Un développement basé sur le marketing viral

Le site proposant le surf rémunéré n’investit pas d’argent dans la promotion de son concept, mais va utiliser le marketing viral pour se faire connaître et assurer le développement rapide du système. En effet le site va rémunérer les premiers partenaires qui vont leur trouver d’autres partenaires, en leur reversant en moyenne 20 % des gains des filleuls ainsi recrutés.

Le principe fonctionne grâce à une technique pyramidale, c’est à dire que le partenaire touche pour ses heures de surf, touche également pour les heures de surf des personnes qu’il a conseillées, mais aussi des gens conseillés par ces personnes... Et comme il n’y a pas d’acte de vente ou d’obligation d’achat pour adhérer au système, le tout reste dans la légalité la plus complète.

Pour compléter le caractère fortement incitatif de la rémunération les acteurs mettent en place des outils qui permettent de favoriser le phénomène de bouche à oreille en simplifiant la tâche des prescripteurs potentiels. Ceux-ci trouvent ainsi sur les sites des initiateurs des programmes des lettre-types de recrutement, des conseils, des bandeaux et des liens spécifiques permettant d’attribuer directement une nouvelle recrue à son parrain.

En terme de développement des réseaux, ce marketing viral a très bien fonctionné sur un secteur, il est vrai, qui s’y prête remarquablement bien. Un acteur comme Alladvantage a dépassé le million d’utilisateurs en moins d’un an et à leur échelle, les acteurs francophones se sont également très vite développés avec des coûts de recrutement à faire pâlir d’envie tous les sites commerciaux.

Les limites et faiblesses du modèle

En partie victimes de leur succès et du fait que le modèle est probablement moins prometteur que prévu, les acteurs se heurtent à différents problèmes, à la fois dans leur mode de développement basé sur le marketing viral et dans le domaine du financement.

Le revers du viral rémunéré

Comme on pouvait s’y attendre, le fait de proposer une rémunération et un système pyramidal conduit à des abus du coté des parrains désireux d’élargir très rapidement leur réseau de filleuls.

Le principal abus est l’utilisation du spam par les parrains pour recruter des filleuls. Ce spam peut s’opérer sur des forums ou sur des listes d’emails achetées ou moissonnées sur le réseau.

Ce spam peut poser des problèmes d’image aux sites de surf rémunéré mais également parfois entraîner des représailles de la part de gros fournisseurs d’accès qui repèrent le spamming effectués sur leurs abonnés.

Pour tenter de limiter ces dérives, les sites établissent généralement des codes ou recommandations de bonne conduite. Ces recommandations, qui ne vont par forcément influencer les dérives des chasseurs de primes sans foi ni loi, permettent par contre de "se couvrir un peu" vis à vis des médias.

La fraude

Dès qu’un système de rémunération est mis en place sur Internet, certains Internautes au fort bagage technique tentent de détourner le système. Les étudiants américains ont ainsi très vite créé des petits programme qui "naviguaient" à leur place sur le réseau. Une course de vitesse s’installe ainsi entre les fraudeurs et les ingénieurs des sites de surf rémunéré.

Le problème du financement

La principale limite de ce système est que la plupart des adhérents à ce modèle s’inscrivent pour l’appât du gain, et non pas pour l’amour des bandeaux publicitaires proposés. Le résultat est que les taux de clics sont très faibles et que la mémorisation n’est pas favorisée par le grand nombre de bandeaux défilant sur l’interface.

Les annonceurs, bien que certains furent séduits au départ, sont de plus frileux à investir dans ce système. Les sites sont alors pris dans un effet de cisaille ou leurs dépenses liées à la rémunération des surfeurs progressent beaucoup plus vite que les revenus tirés des annonceurs. Cet état de fait est accentué par la croissance très rapide des réseaux.

Pour tenter de faire face à cet impasse budgétaire les sites revoient leur mode de rémunération et tentent d’élargir les voies de financement.

Les réorientations stratégiques

Le premier axe d’action pour les acteurs est de revoir le mode de rémunération. La modification peut porter sur le montant de la rémunération horaire et sur les seuils limites de rémunération mensuelle, mais également introduire un changement notable dans le principe même de rémunération. Mediabarre a ainsi adopté le système par lequel les Internautes sont rémunérés en fonction du nombre de bandeaux publicitaires diffusés sur le navigateur.

Le grand intérêt de la formule est de lier directement les dépenses de rémunération aux recettes publicitaires effectives et d’éviter un grand écart financier qui pourrait être fatal.Les changements de rémunération se heurtent cependant souvent à l’hostilité du réseau.

Le deuxième axe d’action consiste à trouver d’autres sources de financement toujours basés sur le principe de rémunération des Internautes.

L’idée est d’utiliser et de motiver la base d’adhérents a effectuer des actions qui peuvent être "revendues" à des annonceurs ou marchands.

Les sites de surf rémunéré proposent donc à leurs membres d’être rémunérés pour avoir effectué des actions d’achats, rempli des formulaires ou participé à des études. Il est encore tôt pour estimer la pertinence de cette réorientation, mais la valeur de l’offre vis à vis des membres n’est évidemment plus la même et elle vient empiéter sur les offres des programmes de recrutement ou de fidélisation par points.

Confronté à des difficultés financières, le modèle n’a toujours pas fait la preuve de sa rentabilité, comme d’ailleurs la plupart des concepts qui visent à rémunérer l’attention publicitaire des Internautes.

On peut noter que le concept a engendré l’apparition d’autres concepts "rémunérés" comme les hébergeurs web-email qui propose une rémunération (certes dérisoire) pour tout email envoyé ou reçu. D’autres sites proposent de rémunérer les personnes répondant à des questionnaires, s’inscrivant à des mailing listes, participant activement à des chats ou des forums, lisant des blagues... Un site comme Cashsurfers se propose même de référencer tous les systèmes qui rémunèrent sur le web.

Les blogs publicitaires

Le "blog publicitaire" se distingue du "blog support publicitaire" dans la mesure ou il s’agit d’un blog créé spécialement pour promouvoir un produit ou une marque dans le cadre d’une campagne ponctuelle. Le blog publicitaire a donc normalement une durée de vie limitée de quelques semaines ou quelques mois. Il peut prendre la forme d’un micro-site autonome ou être intégré sur le site de l’entreprise.

La première campagne d’envergure utilisant un blog publicitaire est à mettre à l’actif de Nike en 2003 dans le cadre du projet "Art of speed". Un blog fut créé et promu sur le site Gawker qui est spécialisé dans la gestion de blogs et bénéficient d’une forte audience. Ce blog publicitaire présentait jour après jour les différents films tournés par de jeunes artistes pour matérialiser le concept "art of speed".

Le blog "art of speed"

Un blog publicitaire peut également être créé pour suivre au jour le jour l’actualité d’un sportif ou d’un aventurier sponsorisé par la marque ou être utilisé sous une forme de témoignage (testimonial) pour les utilisateurs ou béta-testeurs d’un produit en lancement. Bien sur, pour cette dernière utilisation, il faut que le produit soit suffisamment impliquant.

Sega a ainsi créé un blog publicitaire tenu par un beta-testeur imaginaire qui décrivait comment sa vie avait été bouleversée par la sortie d’un nouveau jeu de football.

Le blog Beta-7.com

Sous un mode plus décalé, la marque peut également créer un blog imaginaire à son nom ou plutôt à celui d’un personnage qui la symbolise (logo, mascotte, héros publicitaire,..).

Un blog publicitaire peut également se prêter au lancement programmé d’un film ou d’un produit en permettant de délivrer régulièrement de nouveaux éléments. Un blog publicitaire consacré à un film peut ainsi délivrer quotidiennement de nouveaux extraits ou interviews.

Le principal risque lié à l’utilisation d’un blog publicitaire est un risque d’audience. En effet, le blog doit être efficacement promu pour qu’il y ait réellement une exposition publicitaire permettant un retour sur investissement. Le bouche à oreille peut favoriser cette création de trafic, mais il est dangereux de tout miser sur ce facteur.

 

Les blogs institutionnels (corporate)

 

Les blogs institutionnels sont des blogs qui permettent à l’entreprise ou à sa direction de s’adresser directement à ses clients, partenaires ou même salariés. Dans la plupart des cas, ils permettent également au lecteur de répondre et de poster ses commentaires.

Ces blogs institutionnels répondent principalement à un objectif de valorisation et d’humanisation de l’image de l’entreprise. Ils permettent également d’instaurer une certaine transparence.

L’auteur déclaré de ces blogs est souvent le fondateur ou le dirigeant de l’entreprise. Il s’agit alors d’une version plus moderne, plus actualisée et plus interactive du "mot du président" souvent présent sur les sites institutionnels. Ils constituent également un outil de relations publiques, voire de relation presse, lorsqu’ils sont utilisés par les journalistes.

Le blog photoways

Le blog de Google est probablement un des exemples les plus aboutis de blog institutionnel.

Les blogs institutionnels peuvent être également consacrés à des sujets de sociétés en relation avec l’activité et les engagements publics de l’entreprise. Le fabricant américain de yaourts Stonyfield Farm propose ainsi sur son site des blogs consacrés à l’environnement, à la santé des enfants et à la condition féminine.

Une autre voie de communication institutionnelle s’appuyant sur l’utilisation des blogs passe par le fait d’encourager les salariés à créer leur propre blogs en revendiquant leur entreprise d’appartenance. Cette politique pose cependant des problèmes de contrôle et nécessite l’instauration d’un guide de comportement clair pour les salariés.

L’utilisation des blogs institutionnels a connu un engouement relativement fort de la part des grandes entreprises. Désormais, certaines agences de rédaction des contenus proposent des services de maintenance des blogs institutionnels.

 

Les blogs outils de veille et d’études marketing

Au même titre que les forums, les blogs peuvent également constituer des supports pour une activité de veille ou pour la réalisation d’études marketing.

Les blogs outils de veille concurrentielle et marketing

Les blogs sont progressivement pris en compte par la plupart des dispositifs et services de veille sur Internet. Cette intégration des blogs dans le dispositif de veille se fait essentiellement sous deux formes. D’une part, la surveillance permanente et "manuelle" des blogs directement apparentés à l’univers d’activité de l’entreprise et d’autre part, une surveillance plus automatisée et moins ciblée des propos tenus sur l’ensemble des blogs.

La surveillance des blogs apparentés à l’univers d’activité se fait par une surveillance permanente et directe des blogs d’experts en relation avec l’activité de l’entreprise ou éventuellement par celle des blogs des entreprises concurrentes ou partenaires de l’entreprise.

Pour être pertinente et opérationnelle, la surveillance des blogs experts nécessite de se concentrer sur les blogs bénéficiant des plus fortes audiences et du plus fort crédit en terme de fiabilité de l’information. Ce type de données est cependant difficilement disponible.

"L’univers blogs" pris dans son ensemble est lui surveillé d’une manière plus générale, à travers un dispositif de veille global qui couvre généralement l’ensemble du web visible et la plupart des espaces d’expressions communautaires.

Cette surveillance automatisée se fait par des logiciels d’analyse des contenus ou moteurs sémantiques "branchés" sur les moteurs de recherche et permet de fournir aux clients des rapports de synthèse et des alertes.

Les blogs outils d’études marketing

Notamment dans le domaine des nouvelles technologies et au même titre que les forums, les blogs peuvent être un canal précieux de remontée d’informations de la part des clients utilisateurs des produits ou services de l’entreprise.

Ce "feedback" se fait généralement à partir des réponses ou remarques faites sur un blog mis en place à l’initiative de l’entreprise. Certains acteurs utilisent les remarques faites sur ce type de blogs pour faire évoluer leur produit.

Le blog outil de la relation client (CRM) et de fidélisation

Les blogs peuvent contribuer à la qualité de la relation client et occuper une place au sein du dispositif CRM de l’entreprise. Cette place est évidemment le plus souvent mineure par rapport à l’ensemble des outils mis en place, mais elle peut parfois être non négligeable pour des sociétés liées aux nouvelles technologies et plus particulièrement pour des acteurs Internet.

Développer la proximité et la transparence

Un premier domaine de contribution des blogs à la relation client est celui déjà évoqué dans l’article consacré aux blogs institutionnels. Humaniser la relation et renforcer la proximité ressentie grâce à un blog contribue évidemment à la qualité de la relation client. C’est également un moyen d’afficher une certaine transparence lorsque les lecteurs peuvent contribuer et réagir sur le blog de l’entreprise.

Bien sur, dans ce cas, il faut mettre en place un dispositif de modération du blog pour éviter des contributions déplacées ou offensantes. Cette modération pose alors le délicat problème du degré de transparence souhaité lorsque apparaissent des contributions critiques envers l’entreprise.

Ci-dessous, le blog de Lafraise.com sur lequel le dirigeant de l’entreprise n’hésite pas à évoquer ses nouveaux projets commerciaux et à susciter l’avis des lecteurs.

Améliorer le produit ou le service délivré

De même, en dehors de la volonté d’améliorer le produit ou le service, le fait de prendre en compte par des modifications des remarques effectuées sur un blog est un moyen d’exprimer la volonté d’écoute, la reconnaissance attribuée à l’avis des clients et de valoriser la communauté des participants au blog.

Le blog peut également servir à augmenter la qualité ressentie ou réelle après l’achat du produit ou la délivrance du service.

Aux Etats-Unis, certains organisateurs de salons professionnels utilisent des blogs pour prolonger l’évènement en invitant les participants aux salons ou aux conférences à s’exprimer sur des blogs "post-salon".

Pour certains produits ou services, un blog peut être également l’occasion de donner des conseils d’utilisation qui vont déboucher sur une meilleure satisfaction de l’utilisateur.

La fidélisation par le sentiment d’appartenance

Si pour des sites médias ou communautaires le potentiel de financement publicitaire des blogs est particulièrement incertain, ils n’en constituent pas moins un service et un outil de fidélisation à destination des visiteurs habituels en tant qu’auteurs ou lecteurs. Il n’y pas actuellement d’études sur le sujet, mais on peut penser que les effets en terme de fidélisation sont similaires à ceux des forums par le sentiment d’appartenance qu’ils peuvent développer et par les visites liées à la gestion ou la consultation des blogs.

Plusieurs sites spécialisés dans la vente de tee-shirt personnalisés permettent aux clients de poster sur le blog de la boutique des photos ou ils posent habillés des tee-shirts achetés sur le site. C’est également un moyen de développer le sentiment d’appartenance et de valoriser les clients.

 

Les blogs outils de guerilla marketing ou d’undercover-marketing

Comme pour les forums, les blogs sont un terrain d’expression sur lequel il peut être tentant pour des annonceurs ou des agences de créer des contenus de toutes pièces ou de les influencer, sans pour autant que l’audience soit au courant. Bien sur, le but est alors de promouvoir un produit ou service et de faire comme si cette recommandation était le fait d’un blogger indépendant ou désintéressé. On parle parfois d’"undercover marketing", car dans ce cas, la marque ou son agence n’apparaît pas ou grand jour.

Utiliser des auteurs de blog

Par leur rôle de leaders d’opinion et de prescripteurs, et au même titre que les contributeurs actifs sur les forums, les "bloggeurs" peuvent éventuellement constituer des relais dans le cadre d’une campagne de marketing viral.

Cette utilisation se heurte cependant à deux limites. La première est due au fait qu’il est parfois difficile d’identifier les blogs appartenant à la thématique visée et qui ont une audience pouvant justifier une approche. La deuxième limite est due aux éventuelles réactions négatives qui peuvent survenir de la part des individus approchés ou de la part des lecteurs habituels des blogs. Cette difficulté, identique à celle de l’utilisation des leaders sur les forums, nécessite donc une démarche d’approche très prudente pour éviter des effets boomerang négatifs.

En 2003, Nokia a eu une approche assez intéressante dans le domaine. Un téléphone mobile avec une fonction de prise de vues a été fourni à une dizaine d’auteurs utilisant régulièrement des photos dans leurs blogs, sans pour autant leur demander une contrepartie directe. Les évocations spontanées du produits par ces individus et les liens créés pour l’occasion ont semble-t-il, donné satisfaction à l’annonceur.

Selon une même logique, la société américaine Dr Pepper/7Up a distribué sa nouvelle boisson Raging Cow et du matériel promotionnel à des bloggers indépendants ciblés qui furent ensuite libres de parler ou non de la boisson sur leurs blogs

Créer des blogs de toutes pièces ou "acheter" des bloggers

Une autre pratique envisageable est de créer de toutes pièces des blogs évoquant ou vantant le produit plus ou moins adroitement, sans pour autant qu’ils apparaissent comme étant créés à l’initiative de la marque. Cette pratique se heurte à un problème d’audience, car étant nouveaux, les blogs risquent d’avoir très peu de visiteurs. Il est cependant possible de pointer à partir du site de la marque vers les blogs de ces "utilisateurs satisfaits".

Pour contourner le problème de l’audience, le plus simple est de rémunérer des bloggers déjà en place et bénéficiant à priori d’un trafic intéressant.

Ces pratiques encore fortement limitées soulèvent bien sur un problème d’éthique marketing et peuvent également provoquer une contre publicité pour la marque si la manoeuvre est découverte.

Dans la cadre de la campagne Raging Cow évoquée précédemment, la société fut accusée d’avoir formé des bloggers au produit et de leur avoir donné pour instruction de multiplier les allusions à la nouvelle boisson sur de nombreux blogs sans signaler leurs liens avec la marque.

Toutes les notes