22.07.2006

Un nouveau "Manuel des procedures" pour les investisseurs

 

Le nouveau manuel marocain des procédures relatives à l'investissement, intitulé ''Manuel des procédures'', constituera un important outil pour les investisseurs nationaux et étrangers dans le Royaume et contribuera inéluctablement à résoudre nombre de problèmes...  

 

 Le nouveau manuel marocain des procédures relatives à l'investissement, intitulé ''Manuel des procédures'', constituera un important outil pour les investisseurs nationaux et étrangers dans le Royaume et contribuera inéluctablement à résoudre nombre de problèmes que connaissent les Centres régionaux d'investissement (CRI), a affirmé M. Jim May, chef de la division de la croissance économique de l'USAID-Maroc.

Lors d'une conférence de presse, mardi à Casablanca, destinée à présenter ce nouveau manuel, mis en place par les pouvoirs publics en collaboration avec l'USAID en vue d'asseoir un processus d'harmonisation et de simplification des procédures administratives, M. May a fait savoir que l'utilisation de ce livre présente plusieurs avantages pour l'investisseur notamment un gain de temps, la disponibilité et la transparence de l'information.

Il a tenu à ajouter que les CRI et les administrations partenaires devront gagner aussi en productivité, faciliter le traitement des dossiers et réduire le risque d'erreur.

Après avoir donné un aperçu des projets de l'USAID au Maroc visant à appuyer, améliorer et généraliser les procédures de gestion des dossiers d'investissement, tout en développant les outils de promotion des investissements des CRI et de la Direction des investissements, M. May a fait savoir que deux études sectorielles ont été réalisées relatives aux composantes automobiles et à l'externalisation des processus administratifs.

Pour sa part, M. Mohamed Boussaid, ministre chargé de la Modernisation des secteurs publics, a indiqué que ce manuel, qui devra mettre un terme à la complexité des procédures d'investissement et les normaliser aux standards internationaux, se veut un outil destiné à normaliser et simplifier les services offerts par les CRI et les autres administrations publiques en matière d'investissement, contribuant ainsi à l'amélioration de la qualité des prestations fournies aux investisseurs, à l'uniformisation des procédures et à la facilitation de la collaboration et la transparence entre les différentes administrations concernées.

Pour le ministre, le mérite de cette réforme est de préparer l'administration marocaine à franchir plus facilement le processus de normalisation conforme aux standards internationaux et à prétendre à une certification qualité en matière de traitement des projets d'investissement.

Le ''Manuel des procédures'' sert à préciser les procédures de mise en oeuvre pour le traitement des dossiers d'investissement ainsi que les règles de comportement et les responsabilités de chaque acteur.

Il doit se perfectionner au fur et à mesure du développement des activités des CRI, de la Direction des investissements et de toutes les administrations afin de répondre aux besoins et demandes des investisseurs.

Le manuel, dont la version validée est disponible sur le site (www.manueldesprocedures.com), est destiné aux administrations ou usagers de l'administration qui ont à manipuler les formalités administratives dans le cadre de la réalisation de projets d'investissement.

En parallèle, un comité national des procédures relatives à l'investissement, mis en place par les pouvoirs publics, a été mandaté avec deux missions principales, en l'occurrence la validation des différentes procédures relatives à l'acte d'investissement, et la proposition des mesures de simplification de manière à alléger les procédures administratives.

L'harmonisation et la normalisation des procédures sont les étapes liminaires à la mise en place d'un système d'information permettant le traitement des projets d'investissement dans le cadre du projet "e-gov".

Pour faciliter davantage l'accès des investisseurs nationaux et étrangers au ''Manuel des procédures'', un serveur vocal sera mis en place et développé en plusieurs langues afin de permettre d'informer, d'orienter et d'envoyer les formulaires par fax. (MAP-12juil)

20.07.2006

Lancement du programme d'appui à la création d'entreprise "Moukawalati"

Le Premier ministre, M. Driss Jettou, a donné, samedi 1er juillet 2006 à Casablanca, le coup d'envoi du programme national d'appui à la création d'entreprises ''Moukawalati'', qui vise l'appui à l'auto-emploi par la création de 30.000 petites entreprises...

 

Le Premier ministre, M. Driss Jettou, a donné, samedi à Casablanca, le coup d'envoi du programme national d'appui à la création d'entreprises ''Moukawalati'', qui vise l'appui à l'auto-emploi par la création de 30.000 petites entreprises devant générant 90.000 emplois à l'horizon 2008.

A cette occasion et dans le cadre de ce programme qui s inscrit dans le droit fil d'une politique active de promotion de l'emploi prévoyant l'insertion de 200.000 personnes d'ici 2008, M. Driss Jettou a inauguré les premiers guichets d'appui à la création d'entreprises à l'échelle du Grand-Casablanca.

Ces guichets assurent l'accueil des porteurs de projets et les accompagnent pendant la période critique de démarrage de leurs entreprises.

Ces guichets, actuellement au nombre de six (4 à Casablanca et 2 à Mohammedia) passeront à 40. Ils sont dotés d'une même enseigne au niveau national et abrités par les réseaux mis en place par les premiers partenaires, à savoir les associations de micro-crédits ''Al Amana'', ''Fondep'' et ''Zakoura'', les Chambres de Commerce d'Industrie et de Services (CCIS) et l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT).

En parallèle à ces guichets, des comités régionaux ont été mis en place avec pour missions la promotion de l'esprit d entreprise, le suivi des activités de ces guichets et la sélection définitive des candidats.

A cette occasion, M. Jettou a mis en exergue l importance de ce programme qui vise à contribuer à la réduction progressive du taux de chômage, soulignant que les porteurs de projets bénéficieront d un accompagnement à travers une formation théorique portant sur la conduite des études technique et de marché ainsi que d une assistance pour leur réalisation et d'une formation en management.

Le Premier ministre a expliqué que ce programme intéresse les porteurs de projets d'un montant d'investissement allant de 50.000 dh à 250.000 dh, précisant que deux personnes peuvent s'associer pour porter ainsi le montant de l'investissement à 500.000 dh et que l'Etat prendra en charge les frais d'accompagnement à hauteur de 10.000 dh par projet et une garantie à hauteur de 85% du crédit bancaire.

Les démarches de démarrage de l'entreprise donnent lieu à un plan d'action suivi par le guichet et un diagnostic portant sur l'ensemble des activités de l'entreprise et suivi des recommandations du plan d'action.

Lors de cette cérémonie, M. Jettou était accompagné du ministre de l'Equipement et du Transport, M. Karim Ghellab, de la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, de la Solidarité et de l'Action sociale, Mme Yasmina Baddou, du wali de la Région du Grand-Casablanca, M. Mohamed Kabaj, ainsi que des gouverneurs des préfectures des arrondissements de Casablanca et de plusieurs personnalités du monde des affaires.(MAP)

 

11.07.2006

USA, CHINE & EUROPE : LES FAUX MONNAYEURS

 

En conclusion du film «Lord of War» qui narrait la vie d’un marchand d’armes incarné par «Nicolas Cage», le héro nous faisait remarquer qu’il n’était rien face aux plus grands«trafiquants d’armes» de la planète que sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la France et la Chine, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu... Si ces pays sont des «trafiquants d’armes» notoires, on peut se risquer à dire que les plus grands faux monnayeurs de la planète s'appèlent Etats-Unis, Chine et Europe.

 

Les Etats-Unis ? Il est de notoriété publique que cet Etat est en faillite, que la dette américaine, financée par les capitaux étrangers donne le tournis à toute personne en mesure de faire des additions. Quelle est dès lors la vraie valeur du Dollar… ? Second pays, la Chine. Il est également de notoriété publique que les bilans des grandes banques chinoises sont gonflés de dettes non recouvrables dans des proportions hallucinantes - j'ai en tête l'exemple d'une banque nationale dont ce taux (officieux) est pratiquement de 40%, «explosant» depuis bien longtemps les fonds propres. Lorsque les banques étrangères se précipitent à l’image de la Société Générale, pour acheter des licences bancaires en Chine, cela fait immanquablement penser à l’achat des «fameuses» licences UMTS qui ont provoqué, il a quelques années (période de la bulle), la quasi faillite de France Telecom. Le Yuan est une fausse monnaie ? C'est tellement vrai que la Chine n’a rien trouvé de mieux que d’acheter des dollars en devenant avec le Japon, le premier possesseur de bons du trésor américain. Avec pour conséquence, une sorte d’équilibre de la terreur, tel un pistolet sur la tempe : «Tu touches à mon Yuan et je te Nike ton Dollar». Une fois encore : quelle est en ce cas la vraie valeur Yuan? L'Europe, enfin. Quelle est la solidité de l'Euro? Quelle est sa véritable valeur - au delà des critères de Maastricht (non respectés depuis longtemps) -, lorsque l’on sait que cette devise est elle aussi assise sur une montagne de dettes ?

 

Au final, un constat : nous avons sous les yeux tous les ingrédients d’une crise financière mondiale, où ce ne sera pas la Thaïlande ou l'Argentine mais une «grande nation» qui entraînera à n’en pas douter dans sa chute l'ensemble du système financier international. Laquelle ? Difficile à dire, tant cette réalité s’apparente à un jeu ou tout le monde se tient par la barbichette. Mais, osons un pronostic, tout comme pour la Coupe du monde, la France(avec son système politique et économique d'un autre temps) semble tenir la corde. Si elle chute, l’ensemble de la zone Euro pourrait suivre. De quoi peut-être bientôt chanter tous ensemble : «On est les champions, on est les champions». Mais doit-on vraiment en être fiers?

 


07.07.2006

Création d’entreprise au maroc, des conseils pour ne pas se planter

 

1. Bien réfléchir à son statut si on crée une SARL. En tant que salarié, on a droit aux prestations Assedic, mais il faut nommer quelqu’un d’autre gérant majoritaire (…) Non seulement c’est dangereux, mais les interlocuteurs (comme le banquier) préfèrent toujours avoir affaire à la personne qui détient effectivement le capital !

2. Rencontrer plusieurs banquiers. Choisir quelqu’un avec lequel le courant passe et privilégier la banque aux frais fixes les plus bas.

3. Ne promettre au banquier que ce qu’on pourra tenir.

4. Profiter des moments où tout va bien pour emprunter et se constituer des réserves. Toujours privilégier l’emprunt plutôt que dépenser son argent.

5. Rechercher des conseils auprès de personnes qui se posent de vraies questions et essaient réellement de comprendre votre personnalité et votre projet.

6. Dans la gestion, se montrer prudent, ne pas dépenser sans compter ce qu’on gagne au début, se créer des réserves.

7. En tant que consultant, ne pas faire la fine bouche, accepter toutes les missions.

8. Garder en permanence en tête le rapport entre le temps passé sur une mission et le temps facturé correspondant.

9. S’assurer dès la signature d’un contrat qu’on parle bien le même langage que le client, afin d’éviter les déceptions ultérieures.

10. Essayer de diversifier son offre de services.

11.Si on est seul à créer, ne pas se disperser.

12. Rester très réaliste. Sur toutes les idées grandioses qu’on peut avoir, être capable d’en développer au moins une qui soit facile à vendre.

13. Se remettre en question souvent, être réactif et créatif. C’est comme ça que nous avons développé la PAO, et que nous proposons maintenant nos services en arabe et en russe. À notre échelle, il faut faire comme L’Oréal, qui lance un nouveau produit tous les trois mois.

14. Créer en équipe. Pas forcément à cinq comme nous, mais je pense qu’aujourd’hui, c’est difficile de prévoir seul tous les dangers qui risquent de survenir. Et bien sûr, il faut une bonne équipe, c’est-à-dire rassemblant des compétences complémentaires.

15. Être ambitieux.

16. Se développer sans cesse. La stabilité n’existe pas. Soit on régresse, soit on progresse.

17. Observer en permanence ses concurrents. Nous sommes très axés sur la veille concurrentielle, c’est notre côté « école de commerce ». Dès qu’un nouveau concurrent apparaît, ou propose une nouvelle offre, nous obtenons des détails par l’intermédiaire de copains qui leur demandent des devis. Résultat, lorsque nous sommes sur un appel d’offres important, nous connaissons nos concurrents, leurs points forts et faibles, et c’est précieux pour faire une offre séduisante.

18. Tout miser sur le commercial. Les clients ne viennent jamais spontanément à vous. Si vous en avez, vous finirez par les perdre, rien n’est jamais acquis, il ne faut pas relâcher la pression. »

19. En terme de gestion, toujours conserver des fonds en réserve en prévision d’une mauvaise année. Ne pas tout claquer. Nous faisons chaque mois une réunion de rentabilité qui nous permet, par exemple, de déterminer des niveaux de salaires pour les trois mois suivants.

20. Consacrer beaucoup d’attention à établir la confiance des clients. Surtout quand on est jeunes, comme nous, et que tout le monde nous attend au tournant.

21. Rester en permanence à l’écoute du client et de ses besoins. C’est parfois difficile à supporter, mais le client est roi, c’est la base de tout.