24.07.2006
Les contraintes de la logistique agroalimentaire
Etre à l’écoute des attentes du client, garantir le respect de la chaîne du froid, faire face à la saisonnalité. Tous ces aspects sont autant de contraintes auxquelles les professionnels de l’agroalimentaire doivent répondre.
Pour rester compétitives sur un marché concurrentiel, les industries agroalimentaires doivent améliorer leurs performances dans le domaine de la logistique. En d’autres termes : améliorer l’efficacité de leur organisation interne, de l’achat des matières premières à l’expédition des produits en passant par les ateliers de production ou la gestion des stocks.
Pour y parvenir, il leur faut aujourd’hui rationaliser l’ensemble de la chaîne logistique et développer des partenariats entre industriels et distributeurs.
En effet, les entreprises se doivent d’être à l’affût de toute évolution, l’anticiper chaque fois que possible et s’adapter rapidement. Ce qui implique que la Supply Chain doit être performante. Cela leur permet de mieux distribuer leurs produits, de répondre aux besoins de leur clientèle, de produire mieux, d’améliorer l’approvisionnement de leur réseau de distribution.
La chaîne du froid...
Le transport frigorifique représente une part importante de l’activité des transporteurs français, notamment des PME de transport dédiées à la grande distribution, mais aussi des transporteurs spécialisés dans les matières dangereuses, les produits pharmaceutiques ou même les organes humains. Il est régi par des contraintes et réglementations très strictes et émanant de l’Union Européenne afin de garantir le respect de la « chaîne du froid ». Les soucis récurrents des Français en terme de traçabilité des denrées alimentaires qu’ils consomment ainsi que les divers scandales (OGM, Vache folle, etc.) des dernières années ont amené les professionnels du transport et de la logistique du froid à s’équiper de solutions performantes leur permettant de garantir la traçabilité de leur marchandise et le respect de leur conditionnement tout au long du transport comme pendant leur entreposage.
La sécurité hygiénique des denrées alimentaires dépend en grande partie du respect de la chaîne du froid, qui va du producteur au consommateur, en passant successivement par le transporteur et le distributeur. Et tous les modes de transport sont concernés.
Chacun a donc un rôle à jouer. Ainsi, les équipementiers des transports jouent un rôle important dans le renouvellement des technologies du froid.
Les entrepôts logistiques spécialisés s’équipent aussi d’ateliers de conditionnement et de préréfrigération. Un produit comme le lait est refroidi dans des refroidisseurs de lait, par exemple, et la viande dans des salles de ressuage. Même les fruits, qui étaient traditionnellement refroidis dans les chambres de conservation, commencent à être réfrigérés dans des installations spéciales avant d’être mis dans ces chambres. Ceci permet de refroidir plus rapidement et de ne pas surdimensionner les installations de conservation, d’accroître les puissances installées pour que le refroidissement soit rapide dans les unités de prérefroidissement. Les logisticiens les plus exigeants installent des systèmes de stockage à accès direct au lieu du stockage de masse dans les entrepôts.
Enfin, en matière de transport, les tendances sont de bénéficier de plus de flexibilité. Elle peut être notamment apportée par l’utilisation de véhicules de classse C4 permettant de transporter soit des produits réfrigérés, soit des produits surgelés et de véhicules multicompartiments et multitempératures munis de cloisons fixes ou mobiles. Certains aménagements intérieurs favorisent le maintien des températures et les constructeurs spécialisés vont désormais jusqu’à « modéliser » les compartiments et les remorques des véhicules frigorifiques avant de les réaliser. Ils testent ainsi la faisabilité de tel ou tel aménagement et son effet sur le conditionnement des produits. Ils travaillent ainsi à la disposition et l’arrimage des palettes (espaceurs sur les côtés pour une libre circulation de l’air) ou à améliorer le taux de renouvellement d’air via des gaines de distribution d’air pour les véhicules longs, par exemple. Certains transporteurs vont jusqu’à munir les véhicules de distribution de petits portillons et de rideaux à lanières plastiques, afin de limiter les déperditions de froid lors des ouvertures fréquentes.
Quand la saisonnalité entre en jeu...
Certains secteurs sont soumis à une forte saisonnalité. Par exmple, pour le caviste 1855, les fêtes sont très porteuses en terme de ventes ; particulièrement les trois derniers mois de l’année qui constituent la période déterminante du caviste en ligne. Pour répondre à la demande accrue lors de ces périodes, l’entreprise est donc amenée à renforcer certaines gammes de produits pour l’occasion et à enrichir sa boutique champagne de 1000 nouvelles références pour atteindre un total de 1500 champagnes.
22:09 Publié dans Logistique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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