24.07.2006
La traçabilité devient la priorité des distributeurs
Après avoir mis en œuvre des outils informatiques, des solutions de marquage et des systèmes temps réel d’acquisition des numéros de lot servis sur l’ensemble de leur processus interne, la grande distribution doit réfléchir au moyen de tracer le dernier maillon de la chaîne : le consommateur.
Où en est-on côté distribution après 20 ans de traçabilité industrielle ?
Dans le magasin de vente, sur la plateforme de distribution comme chez l’industriel, le numéro de lot est aujourd’hui tracé et suivi informatiquement. En parallèle, la normalisation de la codification Ean a permis de grands progrès et notamment la disponibilité du n° de lot sur la palette et le colis. L’unité consommateur étant approvisionnée en rayon à partir d’un lot tracé informatiquement dans le temps, on est capable aujourd’hui de recenser les lots disponibles à la vente.
L’identification du consommateur final ?
En dehors du fait que la traçabilité sur l’unité de consommation progresse chaque jour rendant plus fiable encore la traçabilité finale, reste à savoir quels sont les consommateurs qui ont acheté les 12 560 bouteilles d’eaux minérales produites le 14 janvier 2002 sur la ligne d’embouteillage n° 3. Ligne d’embouteillage qui a fait l’objet d’une action malveillante et dont le lot doit être rapatrié car le risque d’empoisonnement est avéré.
Est ce si difficile ?

Rien n’est moins sûr !! Nous avons en effet aujourd’hui un ticket de caisse qui comporte un nombre d’informations intéressantes : une liste exhaustive de produits achetés et dans 94% des cas le n° de carte de paiement du consommateur. Le rapprochement informatique de ces éléments point de vente aux données informatiques relayées sur l’ensemble de la supply chain reste la dernière étape. Il semble bien que la traçabilité soit à notre portée !! Même si des imperfections existent, même si les politiques et les associations de consommateurs essaient de l’imposer, même si à l’opposé les libertés individuelles seront encore à l’honneur sur ce sujet, ce sont au final les distributeurs qui décideront du franchissement de cette dernière étape.
Combien de temps devront nous encore attendre pour que les investissements réalisés depuis 20 ans se valorisent ?

A n’en pas douter, ce jour est proche. En effet, répondre aux attentes de leurs clients, les distributeurs savent le faire depuis qu’ils sont nés et la question est plus de savoir qui sera le premier. Ce jour arrivé, il y a fort à parier que les imperfections seront rapidement levées tellement la lame de fond relative aux attentes consommateurs sera importante. Chaque distributeur, mais aussi chaque fabricant ou sous traitant industriel ou fournisseur d’emballage devront contrôler leur traçabilité, revoir leurs processus et mettre à jour les bases informatiques pour une traçabilité totale.
La Rédaction
00:20 Publié dans Logistique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Joli article !! j'espère qu'on aura plus daticles dans le futur :) omochiori !! Arigatou gozaimasu !! ganbarééééé
Ecrit par : Simo marrakech :D | 25.07.2006
Plus de 130 professionnels, industriels de l’agroalimentaire, fournisseurs de solutionslogicielles,distributeurs,représentants de consommateurs, administrations… se sont retrouvés le 24 novembre dernier,à la CCI de Rennes, pour les " 1ères Assises régionales de la traçabilité".
Face à la demande croissante des chargeurs et de la distribution notamment, l’informatisation de la traçabilité ne cesse de progresser : 18 % des palettes disposent aujourd’hui d’un étiquetage SSCC, autrement dit un code produit Un chiffre multiplié par deux depuis 2004. Mieux, GS1 (ex-Gencod) prévoit qu'en 2010 la totalité des cartons seront tracés grâce aux codes à barres EAN 128.
Il est indéniable que ces investissements liés à l’obligation de traçabilité pèsent lourd dans le budget des entreprises. Toutefois, en y associant la gestion des flux d’informations et des flux logistiques, en optimisant les process et en standardisant les outils, ceux-ci peuvent générer un réel retour sur investissement. Conçue dans une approche globale de management et de gestion, la traçabilité doit en effet permettre à l’entreprise d’obtenir des gains de productivité et d’efficience de son système qualité.
Des atouts qui permettront aux administrations et aux consommateurs d’acquérir une confiance renforcée dans les produits mis sur le marché, et qui fourniront à l’entreprise un réel avantage concurrentiel. Mais, comme le souligne Isabelle Minard, conseillère Performance Bretagne Qualité Plus, “ces 1ères assises ont permis de rappeler que la sécurité des aliments constitue un impératif «non négociable» et qu’en aucun cas la traçabilité ne doit représenter une source de différenciation
de la qualité sanitaire des produits”. Un sentiment semble t-il partagé par l’ensemble des acteurs à l’issue de cette journée.
Ecrit par : sLyDeR | 25.07.2006
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