10.05.2006

Campagne d'information de l'UE dans les écoles turques

>> Voir la vidéo

eynep Akgül se rend d'Asie en Europe. La collaboratrice du bureau d'information européen d'Istanbul s'apprête à visiter un collège situé dans la partie européenne de la ville.
Depuis le lancement des négociations en octobre dernier sur l'intégration de la Turquie à l'Union européenne, Akgül visite environ un établissement scolaire par semaine à la demande de la commission européenne. Cette politologue connaît très bien les questionnements de la jeunesse turque:
"Les jeunes demandent toujours si l'adhésion à l'UE impliquera l'abandon des traditions turques. C'est un sujet qui inquiète également les plus âgés. Les questions des jeunes reflètent les préoccupations de la société".

Cet établissement scolaire est situé dans une banlieue ouvrière d'Istanbul. Les élèves l'attendent déjà. Zeynep Akgül va leur enseigner les fondements de l'Europe, du plan Schumann jusqu'à l'élargissement à l'Est. Pour l'heure, l'Union européenne n'est pas encore au programme scolaire. Mais les jeunes Turcs peuvent participer aux nombreux programmes de formation et d'échange de l'Union. L'intégration à l'Europe suscite de nombreuses questions:

"Cela fait 40 ans que nous voulons entrer dans l'Union européenne. Pourquoi ne veulent-ils pas de nous ?"
"N'aurions-nous pas intérêt à créer notre propre Union, une union islamique ?"

Certainement pas, selon Zeynep Akgül. D'un point de vue économique et politique, la place de la Turquie est en Europe. C'est également l'avis de cet enseignant qui essaie de convaincre ses élèves:
"Réfléchissez, si nous travaillons avec les pays développés et que nous nous alignons sur leur niveau, votre avenir sera assuré !"

A la fin d'une longue journée de travail, Zeynep Akgül retourne au bureau d'information européen. Rien ne l'arrête dans sa mission, ni les tensions entre Bruxelles et Ankara ni même l'éventualité d'un report de l'adhésion:

"Quelle que soit l'issue politique, il est important que les gens ici soient bien informés, qu'ils comprennent ce qu'est l'Union européenne. C'est mieux qu'une attitude négative".

Même si les 25 se rapprochent de la Turquie, de part et d'autre du Bosphore, on continue à rester sceptique.

 

Les commentaires sont fermés.